REACTION DU MINSTRE ASSOA ADOU A L'INVITATION DE OUATTARA AUX EXILES IVOIRIENS A RENTRER EN CI.

Publié le par thruthway

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REACTION DU MINSTRE ASSOA ADOU

(Que nous vous livrons dans son intégralité) 

 

 

Dans son adresse à la Nation à la veille du 51éme anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président Alassane Ouattara a expressément invité les cadres FPI et LMP exilés au Ghana à rentrer au pays. Je salue cette invitation parce que selon la constitution aucun ivoirien ne doit être contraint à l’exil.

Cependant, j’ai été particulièrement surpris de constater qu’en même temps qu’il nous invite à rentrer en Côte d’Ivoire, il fait inculper formellement les Camarades injustement emprisonnés à travers le pays et des mandats d’arrêt internationaux continuent d’être lancés à l’encontre des pro-Gbagbo. Toute chose qui n’est pas de nature à rassurer sur sa bonne foi. Aussi, je tiens à rappeler fermement les conditions de notre retour :

Libération de tous les camarades injustement incarcérés à commencer par le Président Laurent Gbagbo et son épouse ;

L’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les camarades de La Majorité Présidentielle ;

Le retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national et la normalisation de la vie publique ;

Le dégel des avoirs illégalement bloqués ;

Libération de tous les domiciles occupés par les FRCI.

 

Ces conditions me paraissent minimales pour envisager le retour des exilés en Côte d’Ivoire.

 

 

LE MINISTRE ASSOA ADOU

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M

Grand, merci pour cette reponse appropriée à l'appel du boucher des Ivoiriens, du vendeur de notre pays.
Il ne comprend rien à la Cote d'Ivoire.


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C

La méfiance du Ministre ASSOA ADOU est d'autant plus justifiée que cet appel au retour des exilés sur fond de pseudo-réconciliation n'est pas sans rappeler l'affaire des disparus du Beach de 1999
au CONGO BRAZZAVILLE.
Avant de rentrer au pays chose la plus légitime à laquelle nos chers Patriotes puissent aspirer, il faut se souvenir de ces 350 à 500 hommes et mêmes enfants de 15 à 77 ans qui décidèrent de
rentrer à l'appel de N'GUESSO dans le cadre d'un accord tripartite sur fond de prétendue réconciliation. A peine arrivés au port, ils furent séparés de leurs familles, torturés et disparurent à
tout jamais. Les habitants se souviennent de l'odeur de chair brûlée qui envahit tout le port fluvial du Beach de BRAZZAVILLE pendant des jours... Alors que le chef de police N’DENGUE et grand ami
de N'GUESSO faisait l'objet de poursuites pour crimes contre l'humanité et qu'il était mis en garde à vue en France en 2004, N'GUESSO fit pression sur le Gouvernement français et obtint de VILLEPIN
– alors Garde des Sceaux qu'il soit libéré et exfiltré au CONGO via son avion personnel. Nul ne pouvant être jugé deux fois pour le même crime, un semblant de procès fut organisé au CONGO en 2005
"certifié" - le mot vous parlera sans doute - par Patrick GAUBERT ancien Pdt de la LICRA qui aboutit à un non lieu généralisé pour tous les accusés nonobstant les preuves formelles de leur
culpabilité. Les familles éplorées attendent toujours que justice leur soit rendue.
Plus d’infos sur : http://www.fidh.org/Dix-ans-apres-la-disparition-de-centaines-de ; http://survie.org/mot/affaire-des-disparus-du-beach


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