Jeu Politique en Côte d’ivoire : A quoi joue le PDCI-RDA ?

Publié le par thruthway

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La célébration de la Fête Nationale et non de la Fête de l’Indépendance en ce jour du 7 août remet au goût du jour la question du bilan de notre Nation et des partis qui l’ont dirigé et le PDCI en particulier.

 

Après avoir perdu les élections présidentielles où il est arrivé en 3ème position, pour dégringoler de nouveau lors des législatives. L’existence, voire la survie du parti sexagénaire se pose avec acuité surtout que la question de l’âge de l’impotent capitaine Bédié demeure centrale au vieux parti. Deux écoles s’affrontent au sein du PDCI.

La première faction est celle des ex-suiveurs de Bédié tels que Kouadio Konan Bertin qui lassés de servir de courroie de transmission au RDR et s’estimant dupés ont décidé de crier haut et fort leur « indépendance » et leur autonomie. Cette tendance que KKB anime et derrière laquelle se cache le SG du Parti le député Djédjé Mady parie sur un calcul au demeurant cynique.

 

En effet, pour ces derniers il parait sûr qu’aux élections présidentielles, le FPI sera disqualifié, en devenant les hérauts de la dénonciation des abus du pouvoir de Ouattara, le PDCI-KKB-Mady espère s’attirer la sympathie des partisans du président Laurent Gbagbo et espérer de ce simple fait récupérer le pouvoir que Ouattara leur a fait perdre en décembre 1999. Ruant dans les brancards, KKB et les dignitaires du Parti qui le soutiennent souhaitent évincer dans un premier temps Bédié afin de contrôler le Parti, l’élection de Mady un bété comme Gbagbo ne manquera pas dans l’esprit obtus de ces derniers de rallier les voix de ses parents pour le porter sur le fauteuil présidentiel. Les calculs de KKB et ses mentors sont cependant contrariés par la vieille garde du PDCI fidèle à Bédié.


Cette vieille garde conservatrice et immobile a décidé de monnayer sa dignité pour des postes ministériels. Trustant la Primature comme un butin de guerre, les suiveurs de Bédié ont pour toute ambition de faire du PDCI un parti satellite à tout le moins commensal du RDR pour pouvoir jouir des restes du pouvoir en toute quiétude. C’est cette frange d’un PDCI groggy et endormi qui rue quotidiennement dans les brancards pour vilipender et stigmatiser le FPI de tous les péchés d’Israël afin de montrer patte blanche au RDR.

 

 

On a donc vu le Directeur de Publication du journal le Nouveau Réveil profiter du massacre de Duékoué pour faire de sa candidature à la petite mairie de Toulepleu un élément incontournable dans la résorption du conflit où les colons mossi massacrent allègrement les autochtones Wê. On a constaté aussi que le PDCI était mieux informé que le très incapable ministre de l’Intérieur, tortionnaire en chef du régime Ouattara, l’ex- jet setter Hamed Bakayoko. En effet, le PDCI avait par le biais de son quotidien agité le chiffon rouge en prédisant une attaque à l’Est du Pays, l’actualité lui a donné raison.

 

 

La question qui se pose est de savoir à quoi joue le PDCI ?

 

 

Que sait-il réellement quant aux évènements meurtriers qui troublent actuellement le Pays. Des trois grands partis politiques présents en ce moment sur la scène politique ivoirienne, lequel aurait intérêt à créer une situation d'incertitude politique et militaire? Certainement pas le RDR qui tient solidement les rênes du pouvoir, et qui a besoin de le consolider. Encore moins le FPI, parti qui a besoin de se réorganiser après que la majeur partie de ses cadres aient été jetés en prison ou envoyés en exil et que ses militants subissent à chaque soupçon des massacres de masse. Il ne reste donc que le PDCI. Parti certes allié du RDR, mais qui ne l'oublions pas vit une sorte de mariage forcé.

 

 

La tentation de créer l'instabilité en Côte d'ivoire sachant que les soupçons seraient immédiatement orientés vers les Pro-Gbagbo, et que les massacres et désordres qui s'en suivraient mettraient en difficulté l'allié RDR vis à vis des sponsors occidentaux et autres organisations des droits de l'Homme, ce qui profiterait au troisième larron, nous semblent des raisons trop évidentes pour penser qu'elles n'aient pas effleuré l'esprit de dinosaures de la politique que sont les actuels dirigeants du PDCI.

Un autre fait troublant est la déclaration inhabituelle faite le 4 aout par le PDCI-RDA de la bouche d'Alphonse Djédjé Mady, quelques heures avant l'attaque des commissariats de Yopougon. Dans cette déclaration, le PDCI-RDA accusait soi “les miliciens” Pro-Gbagbo, que les dozo proches du RDR comme étant responsables des violences en Côte d'Ivoire. Un timing parfait, rien à dire.


Hamed Bakayoko qui a récemment commandé des caisses de champagne Ruinart (un hommage à Henri Konan Bédié ?) en plein Ramadan ferait mieux d’arrêter de harceler le FPI pour réorienter ses écoutes sur les cadres du PDCI qui semblent ne pas jouer franc jeu dans le RHDP. Nous pourrions inviter Ahmed Bakayoko à se poser cette question. A qui profitent vraiment ces attaques?




ACC-Communication

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