KOUMASSI : LES IMAGES DE LA BARBARIE DES PARTISANS DE OUATTARA SUR LES MILITANTS DU FPI.

Publié le par thruthway

Barbarie-Rdr-koumassi.PNG

Les partisans de Ouattara entrain de battre un militant du Fpi.


 

 

Barbarie-Rdr-koumassi.4.PNG 

Ester Lohoré, journalist-photographe de notre voie

commise pour la couverture de l'évènement, agressée

par les partisans de Ouattara

 

 

 

 Barbarie-Rdr-koumassi.3.PNG 

Barbarie-Rdr-koumassi.2.PNG

Le véhicule de Laurent Akoun saccagé par les partisans de Ouattara

 

 

 

 

 

Ceci s’est passé le samedi 08 octobre 11 aux environs de 16h30 mn GMT dans la commune de Koumassi, dans le quartier Grand Campement, plus d’une heure après le début du meeting du Fpi (Front populaire Ivoirien), le parti politique crée par le président Gbagbo.

Qu’est-ce que peut justifier une telle barbarie si ce n’est pas le manque de culture démocratique qui caractérise le camp Ouattara ?


2nd-meeting-fpi-koumassi.2.PNG


Pendant que le meeting du Fpi se déroulait tranquillement, des partisans de Ouattara, reconnus par leurs T-shirt à l’effigie de celui-ci, armés de gourdins et de barres de fer ainsi que quelques éléments des Frci (Forces pro-ouattara), ont surgit de nulle part pour débrancher les installations électriques. Puis, ils se sont mis à agresser le public présent, casser les chaises, les bâches, avant de jeter leur dévolu sur les véhicules des responsables du Fpi, dont le secrétaire général par intérim du Fpi, Laurent Akoun, la présidente des femmes Marie Odette Lorougnon, une journaliste photographe, Esther Lohoré et d'autres cadres du parti à la rose, agressés. Plusieurs militants du Fpi ont été tabassés, contraignant ainsi l’arrêt brutal du meeting.

2nd-meeting-fpi-koumassi.PNG


Il était un peu plus de 15h ; lorsque les allocutions ont commencé. L’ambiance était parfaite. Les nombreux militants Fpi qui ont effectué le déplacement étaient heureux et impatients d’entendre leurs responsables politiques, après plusieurs mois d’absence sur le terrain politique.

 

2nd-meeting-fpi-koumassi.3.PNG


Sous la bâche dressée à l’occasion, il y avait un parterre de personnalités du Fpi. Laurent Akoun, secrétaire général par intérim du Fpi, Tapé Kipré, président du comité Cei du Fpi ; Justin Koua, sécrétaire national par intérim de la JFPI ; les députés Kouakou Krah (Nassian), N’Guessan Brou Blaise (Adzopé), Bamba Massani (Port-Bouët), Wayou Claude (San-pédro), Jules Yao Yao (Koumassi), Diomandé Mami (Adjamé), le conseiller économique et social, Kambou Diffilé , le fédéral Fpi de Yopougon, Zaba Zadi Lazare et Dr. Augustin Guehoun, secrétaire national chargé de la communication et du marketing politique au Fpi.

Dans son intervention, Ellot Wognin, secrétaire général de la fédération Fpi d’Abidjan sud, a exhorté les militants à capitaliser les acquis du travail de remobilisation en relayant le message du parti auprès de ceux qui n’ont pas pu effectuer le déplacement. Le message est bien reçu par les militants qui traduisent leur satisfaction par un tonnerre d’applaudissements…C’est au tour de Justin Koua, premier responsable de la jeunesse du Fpi, de prendre la parole. Il est ovationné pendant quelques minutes par les militants. Le secrétaire intérimaire salue Konaté Navigué, le secrétaire national de la Jfpi en exil. Puis évoquent le débat de la crise post électorale, Justin Koua affirme que les élections du 28 Novembre 2010 ont été remportées par le président Laurent Gbagbo. Mais, explique-t-il, la France qui ne voulait pas de Gbagbo à la tête de la Côte d’ivoire a perpétré un coup d’Etat, le 11 Avril dernier, pour installer son pion, en la personne de Alassane Ouattara. Cette prise de position suscite un tonnerre d’applaudissements.

Les partisans de Ouattara installés non loin du lieu du meeting, non contents du seconds succès, au niveau de la mobilisation des militants du Fpi dans la commune de Koumassi, vont se mettre à injurier tous ceux qui étaient présents en ces termes : « N’Kan Gbagbo mlan, n’tina foyi kê ya » (« Nous avons arrêté Gbagbo, vous ne pouvez rien faire ici », traduction du malinké au français). Ce sont des propos du Dame, militante du Rdr, très en colère. Cependant Koua Justin poursuit son allocution. « Depuis le 11 Avril dernier, la République s’est effondrée. En témoigne la dissolution de l’Assemblée des institutions comme l’Assemblée nationale, soutient le leader des jeunes du Fpi. Avant de préciser que le Fpi ne se laissera pas faire. « Nous ne céderons pas aux caprices de ce régime », dira-t-il. Subitement des projectiles fusent de toute part. Le sécrétaire national intérimaire de la Jfpi n’est point ébranlé. Il invite les ivoiriens à venir nombreux, le 15 Octobre prochain à Yopougon, au meeting du Fpi pour réclamer la libération du président Gbagbo.

Il est 16h20 mn et c’est le député Diomandé Mamy qui tient le pupitre. Alors qu’il racontait les transactions entre Koulibaly Mamadou (président de l’Assemblée nationale) et les députés Fpi pour l’ouverture du parlement, le micro s’interrompt brutalement. L’élu d’Adjamé est contraint d’arrêter son speech. Les organisateurs vont aux nouvelles pour en savoir davantage. Le député Marie-Odette Lohougnon, secrétaire nationale de l’Ofpi, rejoint le groupe. Pendant ce temps, de petits groupes de femmes se forment en proférant des injures à l’encontre du président Gbagbo. « Gbagbo djouhou, à supporters djouhou » scandent-elles. (Traduction du malinké au français : Gbagbo ta mère c…, ses supporters, leurs mères c…).

Les organisateurs allés aux nouvelles apprennent que c’est un groupe de jeunes gens vêtus de T-shirt à l’effigie de Ouattara qui a débranché les installations électriques. Le comité d’organisation prend des dispositions pour rétablir l’électricité. Les partisans de Ouattara s’y opposent. « Vous ne ferez pas ce meeting ici », lance un des leurs. Aussitôt les pro-ouattara agressent les organisateurs venus rétablir l’électricité. Il s’en suit une débandade. Armés de gourdins, de barres de fer, de couteaux, ils vont se mettre à tout saccagé avec une rare violence. Les véhicules des responsables du Fpi, stationnés sur les lieux, ne seront pas épargnés. La violence se généralise, pendant que, à côté, des femmes du Rdr lançaient des injures contre les militants du Fpi venus assistés au meeting. Quelques jeunes ivoiriens du quartier, refusant la politique de la violence, vont se constituer en bouclier humain pour limiter les dégâts et empêcher des pertes en vies humaines.

Après cette violence inexplicable perpétrée contre les militants du Fpi, les députés Jules Yao Yao, Bamba Massani et Wayou Claude vont se rendre au commissariat du 36ème arrondissement de Koumassi pour porter plainte. Mais chose curieuse, aucun agent de police n’était présent sur les lieux, alors que les organisateurs avaient déposé un courrier d’information à la Police.

 

Source: Notre Voie.

Publié dans Actualités politiques

Commenter cet article