L'Angola considère Gbagbo comme "président élu" de Côte d'Ivoire

Publié le par thruthway

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRMNiuUjuyyI7-xDCe6zDOTgXugd9cy7Bcte1399xtrWo_LTLKRLOQU6VFNLUANDA - L'Angola considère toujours Laurent Gbagbo comme le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara, soutenu par la communauté internationale, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.


"Nous nous rallions totalement derrière l'Union africaine mais nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement", a déclaré José-Maria Fernandes à une correspondante de l'AFP.

L'Angola du président José Eduardo dos Santos avait jusqu'à présent ménagé Laurent Gbagbo, sans jamais aller jusqu'à reconnaître sa victoire à l'élection présidentielle de fin novembre.


En décembre, des diplomates avaient évoqué la présence de mercenaires angolais aux côtés de Laurent Gbagbo mais le gouvernement à Luanda avait rejeté ces accusations.

Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également critiqué l'intervention française, qui a attaqué par hélicoptère des sites militaires de l'armée nationale en violation des résolutions du conseil de sécurité.


"L'Angola souhaite une sortie pacifique de cette crise sur la base du dialogue. L'Angola ne va pas entrer en Côte d'Ivoire comme l'ont fait les Français", a-t-il dit.

"Nous pensons que se sont les Ivoiriens eux-mêmes qui doivent trouver une solution et les Français doivent cesser de se mettre entre les deux" camps, a-t-il ajouté.


Face au refus du candidat malheureux Alassane Ouattara de reconnaître sa défaite aux élections présidentielles de Novembre 2010 et après quatre mois de négociations infructueuses, ses forces rebelles ont lancé la semaine dernière une offensive éclair et pris le contrôle d'une grande partie du pays.

 

Mais depuis peu, ces rebelles génocidaires du camp ouattara font face à une résistance farouche de l'armée nationale dans la ville d'Abidjan. On signale dans leur camp de nombreuses pertes.


Le président Laurent Gbagbo retranché dans sa résidence à Abidjan, reste toujours à la barre et ne compte point démissionner. 

 


(Source: AFP / 06 avril 2011 19h17)

Publié dans Diplomatie

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