L'asphyxie économique de la Côte d'Ivoire est-elle en marche?

Publié le par thruthway

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTxFMVXK4bM_OjVdswB-cz1TptVNRkHois0WqBTleYu8f2UN4MsiACe qui est certain, vu les récentes décisions prises par le conseil des ministres de l'UMOA et le comportement des banques françaises ici en Côte d'Ivoire tout semble le croire.

En effet, un évènement unique dans l'histoire monétaire de l'Afrique de l'Ouest vient de se produire. Sept (7) ministres des finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, réunis en Guinée Bissau le jeudi 23 décembre, ont demandé à la BECEAO d'autoriser uniquement les représentants de monsieur Alassane Dramane Ouattara à gérer les comptes de la Côte d'Ivoire logés dans cette institution sous prétexte qu'il a été reconnu par la communauté internationale comme le président élu de la Côte d'Ivoire.

Une telle décision mettra incontestablement en mal le fonctionnement des institutions financières de la sous-région. Puisque le gouvernement dirigé par le premier ministre Aké N'Gbo, nommé par le président Laurent Gbagbo est décidé à ne pas se laisser faire. Le porte parole du gouvernement a en effet a rejeté vendredi comme "illégale" la décision de l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) d`accorder à son adversaire Alassane Ouattara la gestion des comptes de la banque centrale ouest-africaine BCEAO, dans un communiqué. "Les décisions arrêtées par le Conseil des ministres" de l`Uémoa "sont illégales et manifestement hors de sa compétence", indique le communiqué du gouvernement lu à la télévision d`Etat RTI. Le Conseil des ministres "a outrepassé ses prérogatives statutaires en s`ingérant dans les affaires intérieures d`un Etat membre de l`Union", ajoute le texte lu par le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello. Ce gouvernement estime que cette décision "vise à créer le désordre et à perturber la reprise de l`activité économique bien visible ces dernières semaines" en Côte d`Ivoire, ce qui risque, "si elle était effective", d`avoir "de graves conséquences économiques et financières pour l`Union toute entière". "C`est pourquoi" le gouvernement "rejette les mesures annoncées par le conseil des ministres" de l`Uméoa et "en appelle au membres" de cette institution "afin qu`ils agissent dans la promotion de la paix et du respect de la légalité dans chaque Etat membre". Le gouvernement "attire l`attention de la plus haute autorité de l`Union, en l`occurence la conférence des chefs d`Etat et de gouvernement, sur l`impérieuse necessité de maintenir les organes et les institutions" de l`Uémoa, "notamment la BCEAO, en dehors des conflits politiques pour leur permettre d`assurer en toute indépendance leur mission".

Faut-il craindre alors pour l'avenir des institutions financières de la sous-région?

Oui si ce bras de fer continu. 

La Côte d'Ivoire pourrait-il s'en sortir? A en croire le gouvernement ivoirien, toutes les mesures ont été déjà prises (comme s'il s'y attendait) pour le payement régulier des salaires des agents et fonctionnaires de l'Etat et pour le fonctionnement normal de l'économie ivoirienne.

Les prochains jours nous situeront.

En attendant nous vous proposons la contribution d'un expert dans ce domaine, pour aider la Côte d'Ivoire à sortir de cette asphyxie économique dans laquelle, en réalité, la France veut la plonger.

Cliquez ici pour lire cette contribution.

Publié dans Economie

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