La preuve de l’implication du Burkina Faso dans la guerre en Côte d'Ivoire

Publié le par thruthway

 

 

Le procès pour l'extradition du porte parole du Président Gbagbo s'éternise, et commence à semer le doute dans l'esprit des partisans du Président Gbagbo. Le Ghana, pays des présidents kwame Nkrumah, Jerry Rwalings, de feu Atta Mils et depuis quelques mois de John Dramani était en effet considéré par les milliers d'ivoiriens réfugiés sur son sol comme une terre d'exil assez paisible, du moins jusqu'à l'arrestation du porte parole du président Gbagbo le ministre Justin Koné Katinan. Depuis lors en effet, les avis sur les autorités ghanéennes se sont inversées parmi les ivoiriens. D'un coté le gouvernement Ouattara et ses partisans clament désormais haut et fort leur omnipotence “si nous réussissons à vous faire extrader du Ghana, nous pouvons le faire partout” , de l'autre les réfugiés ivoiriens pour la plupart partisans du président Gbagbo sont gagnés par l'inquiétude. 



L'extradition du ministre Koné Katinan, au delà de la victoire personnelle de Ouattara sur ce haut cadre ivoirien qu'elle représenterait, rassurerait Ouattara et ses soutiens sur le fait que les autorités ghanéennes ne permettront jamais que le Ghana serve de base arrière à une éventuelle rébellion contre Ouattara. Il faut dire que plusieurs ivoiriens, (et pas seulement les Pro-Ouattara) ont toujours pensé à tort ou à raison que parmi les voisins de la Côte d'Ivoire, le Ghana et/ou le Liberia pourraient en effet devenir pour Ouattara, ce que fut le Burkina-Faso pour le Président Gbagbo durant la guerre qui ensanglante la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002. Mais voilà le Ghana ce n'est pas le Burkina-Faso.



Le Ghana c'est un État constitué pour la plupart de citoyens qui croient en l'Afrique, en sa capacité de s' auto-gouverner en préservant la paix et l'unité entre Africains. L' Étoile noire présente sur le drapeau de ce pays est là pour le rappeler à ceux qui l'auraient oublié. Le Ghana c'est un État démocratique depuis plus de 20 ans, et qui a connu quatre présidents dont 3 élus provenant de deux partis politiques différents.

Heureusement pour Ouattara que le Ghana ce n'est pas le Burkina. Le Burkina qui depuis 1987 a à sa tête un monarque Absolu, arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d’État, et qui surement pour ne pas se sentir isolé a participé de façon directe, au financement, au soutien matériel et logistique de toutes les guerres sanglantes qui ont endeuillé l'Afrique de l'Ouest. De l'assassinat de Thomas Sankara à la guerre au Liberia, de la guerre en sierra- Léone à la guerre en Côte d'Ivoire, Blaise Compaoré s'est fait une réputation de faiseurs de coups d’État et d'organisateur de rébellions.

Heureusement pour Ouattara que le Ghana ce n'est pas le Burkina. Ce pays dont le président Blaise Compaoré pendant toute la guerre en Côte d'Ivoire faisait semblant de jouer le rôle de médiateur le jour , et la nuit armait, finançait, et envoyait même ses propres soldats combattre aux cotés de la rébellion d'Alassane Dramane Ouattara.

Non le Ghana ce n'est pas le Burkina, et malheureusement pour Ouattara, le Ghana ce n'est pas non plus le Togo. Le Ghana c'est un État où la justice à son mot à dire, où les réfugiés sont protégés par un statut particulier, et où le Président, aussi puissant soit il ne peut se permettre de violer la loi en faisant extrader en 24h un réfugié politique. Oui c'est ça le Ghana, dans la sous région Ouest africaine, une lueur d'espoir dans un océan de larmes, le Ghana, c'est le Ghana.

 

Acc-communication

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