LA REFONDATION VERSION FALSIFIEE : UN DRAME SIGNE DRAMANE OUATTARA

Publié le par thruthway

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La chronique de Hassane Magued
La Révolution Permanente N°0026/07/11

 

Kélé, Fila ; kélé, Fila ; Kélé, Fila ! Un, deux ; un, deux. Et voici le top départ. Cet Article 26ème de la Révolution Permanente, a voulu prendre ses marques à la manière FRCI. Car le sujet en vaut la peine. La Refondation falsifiée. C’est de cela qu’il va s’agir. Vous savez sans aucun doute, ce qu’est la Refondation, un projet de société conçu par la crème intellectuelle de La Majorité Présidentielle. Dans son essence, la Refondation que Laurent GBAGBO a voulue pour la Côte d’Ivoire est d’abord sociale. Elle vise l’égalité des chances, la sécurité sociale pour tous avec l’AMU (Assurance Maladie Universelle), l’Ecole gratuite du primaire à la troisième. Elle est ensuite structurelle.

 

C’est la Refondation de la décentralisation administrative. Création de communes de proximité afin de rapprocher l’Administration des administrés. La déconcentration administrative avancée, par la création de plusieurs sous-préfectures afin d’améliorer la présence de l’Etat auprès des citoyens. La Refondation de Laurent GBAGBO, est également orientée solidarité et entrepreneuriat. Avec le Fonds de solidarité pour la promotion de l’emploi jeunes, Laurent GBAGBO rêvait une jeunesse au travail avec des ordinateurs, des outils de travail, des idées de progrès, des visions pour la Côte d’Ivoire. Cette Refondation-là, était aussi et surtout économique. La diversification économique avec plusieurs spéculations agricoles d’exportation, une mise en avant de la production industrielle de vivriers, la transformation des matières premières, le diversification des partenaires au développement, un point d’honneur sur le partenariat public-privé avec des sociétés à participations financières publiques dites d’économie mixte, des concessions de service public de type BOT (Build Operate Transfer), et j’en passe.

 

Dans cette Refondation économique-là, l’Etat compte sur ses propres ressources pour asseoir sa stratégie de développement. L’Etat ne s’endette pas. Et quand il doit collaborer avec l’extérieur, il s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de ressources pour financer des investissements productifs. Même la construction de routes qui autrefois n’était pas classée dans les investissements productifs directs, l’est devenue. Avec les stations à péage, les grandes voies comme les autoroutes et les voies express s’autofinanceraient pour leur entretien. C’était ça la Refondation économique, qui se voulait surtout industrielle. La Refondation de Laurent GBAGBO avait un volet sécurité important. Une grande économie, c’est d’abord, une puissance militaire qui dissuade l’ennemie invisible et qui rassure le citoyen comme l’investisseur étranger. Et cette Refondation s’accompagne d’un autre volet non moins important, la Refondation politique.

 

Elle vise le financement des partis politiques même organisés en bande armée. Au nom bien sûr de la cohésion sociale. Ce volet de la Refondation s’accompagne de la liberté de pensée et de parole. D’une liberté de la Presse qui peut dire tout à n’importe qui, juste au nom de la liberté de la parole écrite. C’était une Refondation qui voulait construire une justice sociale, avec des juges bien payés et à l’abri de la corruption. Et les volets peuvent s’enchaîner à ne point en finir. Mais la Refondation de Laurent GBAGBO allait enrichir la Côte d’Ivoire. Elle aurait pu la sortir de la spirale de surendettement. Elle lui ouvrirait des horizons jusque là inexplorés en termes de coopération économique et de dynamique du développement. Comme toute œuvre humaine, elle a eu ses ratés parce que Laurent GBAGBO est généreux et attentiste. Il interpelle et attend que le mis en cause se ressaisisse. Alors il attendait en essayant de mettre la pression pour que tous s’inscrivent dans sa vision de la Refondation. C’est pour neutraliser cette Refondation de GBAGBO Laurent que Dramane OUATTARA a créé sa “refondation” à lui. Chez cet homme, refonder, c’est casser tout, racler les fondations de l’économie nationale, de la cohésion sociale, du bien-être social et ne rien y construire après. C’est une refondation dans laquelle tout est promesse et virtuel, sauf la destruction. C’est une refondation de la terre brûlée.

 

Dans la refondation de Dramane OUATTARA, les militaires doivent se promener en haillons avec des godasses penchées, le bout ouvert comme pour respirer la misère qui environne. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, les militaires n’ont pas de baux d’habitation, leurs cités ou camps servent à accueillir des bandits et à vendre des vivriers ou organiser des marchés noirs. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, la santé est gratuite après un putsch pendant quelques jours, puis le reste du temps, elle est payante. Mais il n’y pas de médecins dans les hôpitaux pour soigner le peuple car ils n’ont pas de salaire, ils ne sont pas payés et assez souvent, ils sont bastonnés par des bandits en armes au service de Dramane OUATTARA. Donc avec un bras cassé, un pied enflé ou l’œil tuméfié, le médecin à besoin d’un médecin et donc ne peut pas s’occuper des malades.

 

C’est cela la refondation de la santé chez cet homme-là.Dans la refondation de Dramane OUATTARA, les jeunes trouvent tous le même emploi dans le même secteur d’activité : c’est le métier des armes. Ils n’ont pas besoin de financement. Quand on leur propose un projet d’insertion, ils doivent répondre « Projet-là son mère con ! ». Si tu ne dis pas cela, tu ne trouveras plus de boulot. Quand ils reçoivent des financements pour faire de l’élevage de volailles, ils vendent les poussins, les abreuvoirs, les grillages de séparation, l’aliment de volaille, le toit de la ferme, les produits vétérinaires, les portes et démontent les briques des murs puis les vendent aussi. Le lendemain, ils récupèrent leur kalachnikov pour aller chasser des biches ou des singes et quand ça leur prend, ils chassent aussi des hommes. Dans ce boulot-là, tout le monde est commandant, le commandant est l’Etat, il lève des taxes et impôts et demande à l’Etat d’aller se faire voir ailleurs. Donc l’Etat paumé et désorganisé fout le camp, puis il n’y a plus d’Etat. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, le développement est autre chose que la croissance. Il s’appelle récession économique, inflation et croissance négative.

 

Dans son système de développement refondé, personne ne produit des richesses. Il n’en a pas besoin. C’est quand il y a un Etat qu’il faut produire des richesses pour supporter les dépenses publiques. En plein schéma économique refondé, Dramane OUATTARA prend crédit pour payer ses crédits. Et puis après, il ne trouve plus personne pour lui prêter de l’argent et il attend les recettes journalières de certaines sociétés d’Etat pour payer main à main les salaires des fonctionnaires du résidu d’Etat qui reste. Et il va plus loin. Il se fait entourer de gens incompétents ou diminués intellectuellement par le poids de l’âge. Ceux-là dorment en plein conseil des “ministres”. Mais ils ont la mémoire du schéma de développement d’houphouët. Ils doivent donc être là pour apporter leur témoignage et partager leur expérience embrouillée et anachronique. C’est ça, la refondation économique de Dramane OUATTARA. Et j’allais oublier. Dans cette refondation-là, les anciens coopérants français d’houphouët sont le centre du dispositif. Ils sont dépassés par le temps et les enjeux, mais ils sont là quand bien même. Silence, Dramane OUATTARA falsifie la Refondation pour laquelle il a appelé le monde entier, à la liquidation de Laurent GBAGBO. Pas de liberté pour l’opposition non armée. Pas de liberté de la presse.

Il y a un monsieur tout noir de colère qui fermera votre journal si vous évoquez les perversions de la refondation de Dramane OUATTARA dans votre journal.Et OUATTARA refonde beaucoup plus, à merveille surtout, quand il s’agit d’école. Un ministre de l’éducation dont la seule expérience est d’avoir goûté des sauces dans les cantines scolaires. Elle n’arrive pas à conjuguer correctement un verbe du premier groupe au présent de l’indicatif. Mais elle vient de l’autre côté, du bon côté où le soleil du pouvoir brille en attendant les orages. Le critère essentiel est rempli. Et kélé, fila ; kélé, fila ; kélé, fila. “Vous n’a ka avancer”.Très bien. Entre l’Original et la Photocopie, il n’y a pas de comparaison possible. A plus forte raison quand il s’agit d’une version falsifiée dans la précipitation. Mais il y a sur la terre, des individus qui prospèrent momentanément avec du faux et du fallacieux. Le faux, même en droit, vaut droit, jusqu’à preuve du contraire. Ce n’est qu’une question de temps. Kélé, fila ; kélé, fila ; kélé, fila. Nous avançons vers le lever du jour pour passer d’une refondation à l’autre.A très bientôt.

Hassane Magued

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