LA VÉRITÉ SUR LE NAVIRE DE GUERRE SUD-AFRICAIN AU LARGE D’ABIDJAN

Publié le par thruthway

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRNemW8v88GCTHlTFGrclHPKaOxgR21cOIG5ETdLO15ssiDF9NHLa présence d’un navire de guerre sud-africain qui mouille actuellement au large d’Abidjan, fait couler beaucoup d’encre. La « CEDEAO », poussée dans le dos par la France, y voit un acte capable de compromettre les travaux de l’Equipe d’Experts et même celui du panel des Chefs d’Etat membres du panel commis pour trouver une sortie honorable à la crise ivoirienne. Pour cela, elle ne manque pas d’interpeler le Président Jacob Zuma chaque fois qu’elle en a l’occasion.

Frégate de l’armée sud-africaine mouillant au large des côtes ivoiriennes le 15 février 2011.

Alors que la « CEDEAO » ne dit rien en ce qui concerne les navires de guerre français et hollandais stationnés dans les eaux ivoiriennes, elle trouve à redire quand il s’agit du navire sud-africain. Pourquoi ? Des informations en notre possession permettent de percer le mystère de la fébrilité de la France et de ses suiveurs.

La France a positionné ces navires, pour, dit-elle, apporter un soutien logistique aussi bien à ses troupes staionnées au « 43è BiMa » qu’à ceux de l’« ONUCI ». Soit. Mais depuis que des mesures restrictives ont été prises par la « communauté internationale » pour étrangler financièrement et économiquement la Côte d’Ivoire, elle leur a assigné une nouvelle feuille de route.

Repousser tous les navires commerciaux à destination du port d’Abidjan. Telle est la nouvelle mission de ces navires militaires qui ont mis quelque peu en veilleuse leurs objectifs militaires. Parmi les bâteaux repoussés, des pétroliers et des butaniers ravitaillant respectivement les dépôts de « Total Elf » et « Shell » au Port d’Abidjan. La conséquence de ce blocus, on l’imagine aisément, est le tarrissement du dépôt à gaz butane qui conduit petit à petit à une rarefaction du gaz domestique dans les foyers abidjanais.

C’est cette nouvelle donne que les autorités sud-africaines trouvent suspect autant qu’ils en déplorent l’ensemble des effets collatéraux. Pour l’administration Zuma, il est injuste que la Côte d’Ivoire ploie sous la charge de sanctions diverses au moment où le monde entier est à son chevet. D’où l’envoi du navire de guerre en question dont le rôle est de vérifier la réalité des faits qui ont cours sur les eaux ivoiriennes, rendre compte à son pays en attendant la conduite à tenir.

Ce n’est pas tout. Parallèlement aux renseignements fournis au Président Zuma par la « CEDEAO » et l’« UA », l’administration sud-africaine a mis en branle ses renseignements politique et militaire à l’effet de confrontation de données. Qui leur permettront de se faire une idée autre que celle relayée par les fauteurs de trouble. Ce travail s’est accentué depuis bientôt 7 jours avec l’entrée en scène véritable du renseignement militaire.

Leçon : l’Afrique du Sud veut se donner les moyens de ne pas prendre une décision injuste qu’elle aura à payer toute sa vie. C’est uniquement cela et non un soutien massif à Gbagbo comme la « CEDEAO » tend à le faire croire.

source: Reseau Nerrati-Press

Publié dans Actualité militaire

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