La violence politique à Man : Un cadre de l’udpci battu à sang par les hommes de Konaté Sidiki

Publié le par thruthway

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Soumahoro Loua, candidat suppléant aux élections législatives pour le compte de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), le parti politique crée feu le président Guei Robert aujourd’hui dirigé par Mabri Toikeuse, dans la commune de Man et par ailleurs président de la jeunesse dudit parti a été battu à sang hier mercredi 8 février par 4 jeunes, tous proches du ministre de l’artisanat de Ouattara, Konaté Sidiki.

 

En effet selon le concerné rencontré par un correspondant du quotidien « l’inter » au centre hospitalier régional (CHR) de Man, Soumahoro Loua indique avoir reçu la visite de 4 hommes qui, pour lui, travaillent pour le ministre Konaté Sidiki que sont Sam, Colbi, Ablo et Sory. Pour le président de la JUDPCI des montagnes, il était allé demander aux organisateurs de la cérémonie de la reconversion du président du conseil général de Man Blon Blaise au RDR de remettre le siège du parti arcen-ciel dans la capitale du Tonkpi comme c’était convenu.

 

Après avoir fait le tour du préfet de police et le secrétaire général de la préfecture de Man, Soumahoro Loua indiquera qu’une autre convention a été signée pour qu’à la fin de la coupe d’ Afrique des nations (CAN) on restitue le siège de l’UDPCI à Man. «Sam, Colbi, Ablo et Sory sont arrivés à 14h précises à mon domicile lorsque j’étais à table. Ils ont demandé à me parler, la chose dont je ne voyais aucun inconvénient. Nous sommes sortis de ma maison pour qu’ils m’expliquent la cause de leur visite. Dehors, ils se sont rués sur moi pour me mettre dans l’état que vous même voyez», a-t-il ajouté, le visage déformé.

 

Pour le candidat suppléant de l’UDPCI de Man, il s’agit bel et bien des éléments de son adversaire, candidat du RDR à l’élection législative de Man, qui a manigancé ce coup. «J’accuse le ministre de l’Artisanat Konaté Sidiki, car ces hommes travaillent sur le terrain pour lui», a laissé entendre Soumahoro Loua en présence d’un agent de l’ONUCI. Au moment ou nous quittions le CHR de Man, un cortège composé du secrétaire général et le préfet de police entrait à l’hôpital pour s’enquérir de l’état de santé du président de la JUDPCI de Man.

 

Voici l’origine du conflit entre le camp Mabri et celui de Konaté

 

Le vendredi 3 février dernier, Siki Blon Blaise, très proche du président Laurent Gbagbo auparavant, En présence de plus de 200 chefs traditionnels de la région du ‘’Tonkpi’’ et de nombreuses populations qui ont pris d’assaut le quartier général (QG) Robert Guéi sis au quartier Thérèse de Man, a exprimé sa volonté de travailler aux cotés d’Alassane Ouattara, sur demande, dit-il, de celui-ci. Cette rencontre a eu lieu dans les bâtiments qui servent de siège à l’UDPCI.

 

Mieux cet édifice que revendiquait l’UDPCI est désormais devenu le centre culturel «Jacquet Florent ». Le parti de Robert Guéi n'a donc plus de siège à Man. Ainsi en a décidé le président du Conseil général, qui a été lui-même membre de ce parti avant de claquer la porte. Siki Blon Blaise a profité de la cérémonie de « re-nommination» du siège pour faire son historique. Le ‘’Bulldozer’’ (‘c’est ainsi qu’on le surnomme dans cette région) a indiqué que ce cadre a été attribué aux responsables du PDCI de la sous-préfecture par le préfet Jean Diarra en 1976 sur demande de feu Jacquet Florent. Ce bâtiment, toujours selon son explication, est resté sous l'autorité du PDCI jusqu’à ce qu'il prenne les commandes en 1995. « C’est en 1998 que je me suis installé et j’ai refait les peintures de la maison. En 2002, lors de ma campagne du conseil général, c’est encore moi qui ai donné le nom du général Guéi à ce bâtiment, par reconnaissance. Ce bâtiment appartient donc à tous les enfants de Man et non à un groupe qui veut se l’approprier. Avec l’effort fourni par ce grand monsieur qui s'appelle Jacquet Florent grâce à qui nous l'avons obtenu, ce bâtiment s'appelle’’ Jacquet Florent’’ pour respecter sa mémoire », a rappelé Siki Blon Blaise. Pour les des jeunes de l’UDPCI, ce n’est qu’une provocation de trop.

 

C’est la « guerre » déclarée entre deux camps pourtant proches de Ouattara. La violence comme mode  d’expression ou débat politique semble être « une tare congénitale » dans le camp Ouattara.

 

 

Source : L’inter

Publié dans Actualités politiques

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