Le gouvernement ivoirien met en garde l’ambassadeur des Etats-Unis

Publié le par thruthway

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSZiYyviCealIQ8IUMsdGy7-HeyEvTM--5OPljFyZDmLLuk_WYR Le Ministre Ahoua Don Mello, porte-parole du Gouvernement ivoirien, dans une déclaration diffusée en direct sur les antennes de la RTI (Télévision nationale), a demandé, dimanche, à l’Ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire Philip Carter III de faire preuve d’une plus grande « réserve » et de cesser son « ingérence dans les affaires intérieures » de la Côte d’Ivoire. Il est reproché au diplomate son comportement partisan, ses appels à la sédition notamment en direction de l’Armée nationale et ses déclarations « désobligeantes » vis-à-vis du Président de la République de Côte d’Ivoire.

M. Philip Carter III constitue avec le Français Jean-Marc Simon, l’un des deux diplomates accusés par le Président Gbagbo d’avoir conduit Youssouf Bakayoko, à l’hôtel du Golf, siège du candidat Alassane Ouattara, pour y donner des résultats controversés de l’élection présidentielle ivoirienne.

La Commission électorale ivoirienne, en raison de divergences internes n’avait pu annoncer les résultats provisoires de l’élection présidentielle ivoirienne. A l’expiration du délai qui lui était imparti, Bakayoko, son président, avait transmis conformément à la loi, l’ensemble du dossier au Conseil constitutionnel, plus haute juridiction du pays chargée de proclamer les résultats définitifs. Puis, en sa qualité de membre du Rhdp (Parti de Ouattara), Bakayoko s’était rendu au quartier général de son parti, le Golf Hôtel, à l’instigation (selon Laurent Gbagbo) de Philip Carter III. Là, dans une déclaration personnelle solennelle,  Bakayoko avait décidé d’attribuer la victoire à son candidat, Ouattara, avant même que le Conseil constitutionnel ne statue sur le dossier et notamment sur les réclamations liées aux violences et aux fraudes relevées par le candidat Gbagbo et par de nombreux observateurs indépendants dans le nord de la Côte d’Ivoire, toujours sous contrôle de la rébellion.

Sans attendre la décision du Conseil constitutionnel, le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu avait procédé, pour sa part, à la certification des résultats du vote de l’élection présidentielle ivoirienne sur la base de la déclaration personnelle de M. Bakayoko créant une grande confusion avant la fin du processus électoral.

Le Conseil constitutionnel, après avoir délibéré et invalidé les votes frauduleux (votants plus nombreux qu’électeurs inscrits, Procès-verbaux falsifiés), avait proclamé les résultats définitifs qui donnent vainqueur Laurent Gbagbo (51,45%).

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