Le Ministre Dosso Charles : « Nous nous rapprochons inexorablement vers le terme de la crise ivoirienne… »

Publié le par thruthway

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Le ministre Dosso Charles Rodel

 

 

1- Que devenez-vous depuis votre exil ?

 

Acceptez que je dise simplement que tout va bien. Il a plu à Dieu que je sois là où je devrais être en ce moment pour améliorer ma connaissance de la vie et des hommes. L’humiliation, le mépris, l’arrogance à nous imposer par le ‘’pouvoir’’ Ouattara nous créent certes d’énormes difficultés mais qu’il convient  de mettre rapidement sur le compte de la formation. Mieux, c’est un moment de pénitence qui nous rapproche davantage de Dieu en vue de nous préparer à rentrer dans la nouvelle Jérusalem, la terre promise, la Côte d’Ivoire nouvelle. Dans notre justice, nous sommes frappés, bafoués, humiliés. La souffrance succède à la souffrance. Le méchant semble réussir dans ses voies. Cependant, mon cœur demeure dans la joie. Dieu ne dit-il pas que le malheur frappe souvent le juste mais qu’Il l’en délivre toujours ? Mieux, ne dit-il pas encore que : << Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. Car, ils sont fauchés aussi vite que l’herbe et ils flétrissent comme le gazon vert >> ? Pendant que le désespoir humain devient grand et la souffrance de plus en plus atroce, c’est que la main divine n’est plus loin. Nous nous rapprochons inexorablement vers le terme de la crise ivoirienne. A ce terme, le juste sera justifié et le mal rendu à celui qui l’a semé. Nous sommes donc zen en gardant les yeux rivés vers la nouvelle Côte d’Ivoire qui pointe déjà à l’horizon. Certainement comme toute naissance, elle sera pénible voire horrible mais la joie sera au bout. Les pleurs de douleur du juste seront transformés en pleurs de bonheur. En ce moment, il n’aura plus d’exilés et le peuple ivoirien sera libre, en harmonie avec lui-même. Le Premier citoyen aura du respect pour le dernier, le nord aura de l’amour pour le sud et l’Est pour l’Ouest et vis-versa.  

 

2- Parlons du 11 avril 2011, où étiez vous ce jour là? Comment avez vous vécu la chute de Laurent Gbagbo?

 

J’étais à mon poste. Après, l’arrestation du Président Laurent Gbagbo par les forces Françaises, je me suis mis à l’abri dans une église dans la banlieue abidjanaise. Au premier instant, j’étais choqué, scandalisé de savoir que des ivoiriens puissent se liguer avec l’extérieur pour désacraliser l’Etat de Côte d’Ivoire, tuer de milliers d’ivoiriens pour avoir droit à un fauteuil présidentiel par procuration.  Car, ce n’est un secret pour personne, la Côte d’Ivoire est gérée aujourd’hui depuis l’Élysée.

 

J’ai eu mal de savoir que l’élection qui devrait ramener la paix après 9 ans de crise armée se termine par une autre guerre à l’initiative des mêmes personnes qui ont déclenché  celle de 2002. C’est-à-dire M. Ouattara et ses compagnons, tous des sbires de la France. Une guerre post-électorale dont on aurait pu faire économie en recomptant simplement les voix à l’image des grandes démocraties comme souhaité par le Président Laurent Gbagbo. 

 

Mais, quand, j’ai vu Laurent Gbagbo sorti vivant des décombres de sa résidence totalement détruite par les bombes françaises, je me suis rappelé de la parole de Dieu à Satan, parlant de Job : <<  Voici, je te le livre ; seulement, épargne sa vie>>. Quant on sait que JOB fut victorieux après l’épreuve, je compris dès lors que nous venions de perdre une bataille mais que le combat était encore très ouvert. Mieux, qu’à son terme, nous gagnerons car les ténèbres n’auront jamais raison de la lumière.        

 

3-Personnellement, comment êtes vous sorti du pays? Avez- vous été exfiltrés par les Frci?

 

Si exfiltration y a eu, je crois qu’elle fut menée par la main de Dieu et non par les hommes habités par la rage de croquer toutes personnes ayant servi l’Etat auprès du président  Laurent Gbagbo.  Ma sortie du pays fut véritablement une grâce de Dieu.  L’homme de Dieu chez qui j’avais trouvé refuge est venu à moi le soir du 15 Avril et  m’a dit que Dieu lui demandait de m’envoyer hors du pays le lendemain. Le 16 Avril 2011 à  bord de son véhicule nous avons  quitté l’endroit de refuge  pour la première ville Ghanéenne par la voie principe sans être arrêté une seule fois. C’est le lieu de bénir l’Eternel et lui  rendre toute la gloire pour son serviteur. 

 

4- Souhaitez-vous rentrer au pays? Si oui, à quelles conditions?

 

Je souhaite rentrer au pays. Il est toujours difficile de vivre éloigné des siens. Toutefois, j’attends le temps de Dieu, le temps de la restauration, le temps de la délivrance. Ce temps ne semble plus loin. Moi mortel, je n’ai donc aucune condition pour rentrer au pays. Seulement l’Eternel nous rappelle ceci en 2 corinthiens 6-14 :<< Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? >>

 

Comme des macrophages, M. Ouattara, sa suite et leurs soutiens extérieurs ont mis à mort la nation ivoirienne et jouissent avec une joie funeste de sa dépouille.  Je veux ne pas souiller ma main en prenant part à un tel festin. Je préfère travailler à la résurrection de la mère patrie. Une résurrection du reste irrévocable.

 

Il fait nuit actuellement sur la Côte d’Ivoire, bientôt, il fera jour. Il appartiendra à chacun de courir vers sa nation libre, digne et fière.

 

5-Un an après, quel regard jetez vous sur l'avenir du Fpi mais aussi sur les actions du président Alassane Ouattara?

                                                                                                                                    

J’aurais voulu ne pas dire un seul mot sur la gestion des affaires de l’Etat et des hommes par M. Ouattara. J’ai répondu invariablement que je n’attends rien de bon de lui encore moins un assouplissement de la souffrance qu’il impose au Président Laurent Gbagbo et ses collaborateurs. Le faire, serait refusé que l’histoire de la Côte d’Ivoire soit scellée par le sceau divin.   De Ouattara, la bible dit ceci en Daniel 8 à partir du verset 23 : << …il s’élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s’accroitra, mais non par sa propre force, il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuples des saints. A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement et il s’élèvera contre le chef des chefs, il sera brisé sans l’effort d’aucune main >>. 

 

 Ainsi, que M. Ouattara veuille humilier son ‘’opposition’’, qu’il mette des feux d’artifices à coût de plusieurs centaines de millions au plateau, se paye un avion à des milliards pour ses balades pendant que les universités sont fermées et que l’ivoirien n’a pas le minimum vital, que les FRCI martyrisent la population et terrorisent les hommes de Dieu, que Soro exige de lui et obtienne la Présidence de Assemblée nationale avant de partir de la Primature pour la guerre menée pour lui, que la France obtienne tous les marchés pour le bombardement de la résidence de Gbagbo et sa présence militaire dissuasive au coté de Ouattara, qu’il soit président de la CEDEAO par un forcing de la France… n’est que l’accomplissement de la parole de Dieu. Elle ne revient jamais à l’Eternel sans avoir été accomplie. Elle s’accomplira totalement dans sa vie et la vie de la nation ivoirienne. Que ceux qui veulent pour l’heure éprouver la parole l’éprouvent. Mais le temps vient où ils rendront témoignage de la puissance de Dieu.

 

Concernant le FPI, je voudrais féliciter la direction et les militants restés au pays. Car, grâce à leur effort, progressivement mais surement, nous sortons la tête de l’eau. La lutte n’est certes par facile dans les conditions délétères imposées par ‘’le pouvoir’’ mais nous n’avons pas le choix. Faire front ou mourir. Le choix de la lutte a été vite fait par la direction. J’ai foi que dans la fournaise de l’adversité, le FPI a des arguments pour vaincre. Le Front Populaire Ivoirien est un parti de combat. Dieu qui dans sa fidélité ne permet pas que l’on soit éprouvé au-delà de ses forces, nous donnera les ressources nécessaires pour tenir bon face à cette animosité politique à nous imposer par le RDR et ses alliées. Je ne doute pas un seul instant du triomphe du FPI. 

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