Le président Gbagbo a reçu les experts, voici ce qu'ils se sont dits.

Publié le par thruthway

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTGjNm43CHnMWHxVR0YJGsRfczuA-vSV_pBXo3EHlUIwRwl6SM-cwLes experts de l’Union africaine en mission depuis le dimanche 6 février rentrent ce jeudi 10 février 9h à Addis-Abeba. Et hier, à 16 h, ils ont été reçus par le Président de la République, Laurent Gbagbo. Qui leur a fait une leçon d’histoire et un riche tour d’horizon sur le processus électoral. Leur question centrale était de savoir pourquoi le Conseil constitutionnel n’a pas invalidé l’ensemble de la présidentielle compte tenu des problèmes. A cette question, le chef de l’Etat aurait aisément répondu. Ils auraient ensuite sorti ses arguments preuves à l’appui. Les experts auraient donc reçu des documents qu’ils n’avaient pas sur les élections : les pv de la tricherie ou de la honte ; les chiffres de l’aberration électorale. Au cours de leur séjour, Les experts ont rencontré, écouté et échangé avec les acteurs de la crise post-électorale.

Il s’agit des camps de La majorité présidentielle (Lmp) et du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), la Commission électorale indépendante (Cei), le Conseil constitutionnel et la société civile dont l’équipe de l’organisation des rois et chefs traditionnels conduits par Tchiffy Zié. Au cours des rencontres, le groupe des experts s’est montré sensible aux arguments soutenus par La majorité présidentielle. Cela explique un peu la frilosité du camp Ouattara criant déjà à la corruption. Ils devraient finir leur travail au Golf Hôtel. Selon l’information, les experts de l’Union africaine n’auraient pas encore rencontré Alassane Ouattara jusqu’à hier avant la rencontre avec le Président Gbagbo. C’est avec Guillaume Soro qu’ils ont échangé sous prétexte qu’en sa qualité de Premier ministre chargé de la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou, il était le mieux placé pour expliquer le processus électoral. Les experts de l’Ua vont donc directement à Addis-Abeba rendre compte, puis préparer un rapport pour les chefs d’Etat membres du Groupe de haut niveau qui se réunit le 20 février à Nouakchott. Après cette rencontre, ces chefs d’Etat viendront proposer des solutions à Abidjan. Les propositions entérinées par les différentes parties feront l’objet d’un autre rapport, qui sera transmis au Conseil de paix et de sécurité (Cps). C’est ce rapport déjà agréé par tous, qui aura le caractère contraignant pour toutes les parties. En clair, on n’imposera rien à personne. « Si les parties ne sont pas d’accord, aucun rapport ne sera transmis au Cps», apprend-on du côté des experts.

Germain Séhoué

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