les exigences du PR. Gbagbo et de M.Ouattara compromettent la venue du panel de l'UA

Publié le par thruthway

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRTOEpB95OXJsuChWMkzfFy41MRM9zDU2ZiSybELQ0gQcGTD7SkRQÀ la veille de l’arrivée à Abidjan du panel de cinq chefs d’État de l’UA, le président Gbagbo fait de la levée des sanctions contre son régime une condition préalable à cette visite. Le camp Ouattara refuse pour sa part que des officiels du camp Gbagbo accueillent lesdits présidents africains. Dont la venue semble, du coup, bien compromise…

Nouveau coup de théâtre en Côte d'Ivoire. La mission des cinq chefs d’État désignés par l’Union africaine (UA) pour trouver une solution à la crise ivoirienne est très mal partie. Elle paraissait déjà extrêmement délicate, en raison du manque de confiance entre les camps Gbagbo et Ouattara. Mais sans la bonne volonté de ces derniers, elle deviendrait quasiment impossible... et c'est ce qui est en train d'arriver.

Levée de toutes les sanctions

Explication : de nouvelles exigences du président  Laurent Gbagbo et de M.Alassane Ouattara compromettent la venue à Abidjan de Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Idriss Deby Itno (Tchad) et Jikaya Kikwete (Tanzanie).

Dans une lettre adressée à l’UA, le président Laurent Gbagbo a fait de la levée de toutes les sanctions adoptées contre son régime un préalable à la venue du panel, d’après des sources diplomatiques proche de l’organisation panafricaine.

De son côté, le camp Ouattara exige que les chefs d’État ne soient pas accueillis par des ministres de Laurent Gbagbo (comme cela avait été le cas lors de la venue d’autres personnalités à Abidjan depuis le début de la crise) mais par des fonctionnaires du protocole d’État.

Craintes pour la sécurité du panel

De plus, les membres du panel pourraient craindre que leur sécurité ne soit pas assurée. Abidjan a connu de nouveaux troubles samedi : au moins trois jeunes ont été tués lors d’un rassemblement pro-Ouattara dispersé par les Forces de défense et de sécurité (FDS, fidèles à Laurent Gbagbo). Et des accrochages dont le bilan n’est pas connu ont également eu lieu dimanche à Abobo, quartier d'Abidjan pro-Ouattara.

Malgré ce contexte tendu, le gouvernement ivoirien a exigé que la sécurité des cinq chefs d’État soit exclusivement assurée par les FDS. Les casques bleus de l’Onuci, qu’il considère comme une force d’occupation, n’auraient pas le droit d’intervenir.

Enfin, la présence dans le panel du président burkinabè Blaise Compaoré est toujours au centre de la controverse à Abidjan. La galaxie patriotique a annoncé la tenue, lundi, d’une manifestation contre sa venue à Abidjan, tandis que le camp d’Alassane Ouattara appelait à un rassemblement pour le soutenir.

Pour faire bonne figure, des diplomates soulignent que la venue des chefs d’État du panel à Abidjan n’est pas une condition obligatoire de la mission que l’UA leur a assigné.

Source: jeuneafrique

Publié dans Diplomatie

Commenter cet article