Les organisations humanitaires. Instruments au service de l'avilissement de l'humanité.

Publié le par thruthway

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Durant la crise militaire que vit la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002, les ivoiriens ont appris à connaitre ce que l'on présente très souvent aux yeux du monde sous l’appellation onctueuse d'organisations humanitaires. Certains pays comme la Libye, la Syrie ont connu ou sont entrain de connaitre ces humanitaires qui transportent dans leurs ambulances des rebelles et des armes, la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo, ces épisodes, elle les a vécues et dénoncées pendant des années, mais l'armada médiatique au service du nouvel ordre mondial réussissait toujours à faire passer ces dénonciations pour de simples délires d'un régime en difficulté.

L'équilibrisme pratiqué par les "organisations humanitaires" lorsqu'il s'agissait de dénoncer les crimes de la rébellion dirigée par Alassane Ouattara, et soutenue par la France et la communauté dite internationale, ont laissé un arrière gout amère dans la mémoire des ivoiriens. C'est ainsi par exemple que lorsqu'il s'agit de dénoncer dans un rapport le massacre de 60 gendarmes et de leurs enfants mâles en 2002 par la rébellion ivoirienne, amnesty international se livra à un véritable exercice de compensation. Oui les rebelles avaient massacré 60 gendarmes et leurs enfants de façon atroce MAIS cela rentrait dans l'ordre des choses, CAR les troupes gouvernementales ou du moins les partisans de Laurent Gbagbo eux aussi avaient massacré des ivoiriens présumés être proches de Ouattara dans ce qu'on appela les charniers de Yopougon.



Ce que ce rapport ne disait pas, c'est que le charnier de Yopougon fut découvert pendant que le premier gouvernement du président Gbagbo tenait son premier conseil des ministres. Certains ministres sortirent de ce conseil des ministres et se rendirent directement à Yopougon pour aller voir de quoi on accusait leur gouvernement qui n'avait que quelques heures de vie. De fait il ne fut jamais prouvé que les personnes retrouvées dans ce charnier étaient des partisans de M. Ouattara, et si on s'en tient aux événements qui précédèrent la chute du général Guei et la chasse aux partisans du président Gbagbo, il serait même très justifié penser que ces corps étaient en réalité ceux des supporters du président Gbagbo, massacrés par les hommes de Guei Robert et d'Alassane Ouattara qui rappelons le, invita ses partisans à aller prendre le pouvoir qui se trouvait dans la rue. Mais bref , le rôle d'Amnesty n'était surement pas d’enquêter afin de découvrir la vérité, mais son rôle fut de diluer la gravité des massacres commis par les rebelles d'Alassane dramane Ouattara à Bouaké. Amnesty joua d'ailleurs très bien ce rôle, puisque jusqu'à ce jour, aucun rebelle parmi ceux qui commirent et ordonnèrent ces massacres n'a été condamné. Ils sont aujourd'hui au pouvoir, et constituent l'armée ivoirienne, avec 'onction de la communauté internationale.



Ne nous laissons donc pas distraire par les derniers rapports d'Amnesty et de la FIDH sur les crimes commis par le gouvernement Ouattara. Ces dénonciations font partie d'une stratégie bien huilée. N'oublions pas en effet que ces organisations ont une expérience historique. Elles agissent en pensant au futur. Elles savent qu'un jour, la vérité éclatera sur ce qui s'est passé et se passe en Côte d'Ivoire. Exactement comme la vérité éclata et est entrain d'éclater, sur ce qui se passa au Rwanda. L'objectif visé par ces associations lorsqu'elles dénoncent de façon timide les crimes commis par Ouattara, c'est de préparer des justifications lorsque l'histoire commencera à juger la communauté internationale. Dans dix ans, lorsque les livres d'histoire commenceront (peut-être) à parler du génocide de Duékoué et des massacres commis par les hommes de Ouattara, ces organisations sortiront leurs rapports de 2012 et diront "nous avions dénoncé ces crimes". Elles pourront ainsi continuer à tromper les âmes simples qui croient encore que ces blanchisseurs de criminels soient la conscience de l'humanité.



ACC-Côte d'Ivoire

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