LES PRO-KADHAFI REPRENNENT T-ILS LE CONTRÔLE DE BANI WALID ?

Publié le par thruthway

http://www.nerrati.net/info-defense/images/afrique/maghreb/libye/armee/une-femme-libyenne-amazone-heroique-et-pro-kadhafi.jpg

Une femme libyenne de Walid Bani, amazone héroïque de la Jamahiriya.

 

 

 

Selon le site nerrati.net

 

 

Des partisans lourdement armés du régime libyen déchu de Mouammar Kadhafi ont pris lundi 23 janvier 2012 le contrôle de la ville symbolique de Bani Walid, tuant cinq ex-rebelles, au moment où les nouvelles autorités font face à la crise politique la plus grave depuis leur prise du pouvoir.

 

Des fidèles au défunt colonel Kadhafi, armés de mitraillettes et de « RPG », ont attaqué en plein jour la base de « + la brigade du 28-Mai +, la plus importante à Bani Walid et la seule qui dépende du ministère de la Défense », a affirmé à l'AFP un responsable local sur place, M'Barek al-Fotmani. Ils ont ensuite « pris le contrôle de toute la ville », à 170 km au sud-ouest de Tripoli, après l'attaque contre la base, encerclée par des pro-Kadhafi brandissant les drapeaux verts de l'ex-régime, selon lui.


CINQ MORTS ET UNE TRENTAINE DE BLESSÉS

Cinq ex-rebelles, dont le commandant de la brigade, y ont péri et une trentaine ont été blessés. Il s'agit des violences les plus graves à Bani Walid depuis la « libération » en octobre 2011 de la Libye après huit mois d'un conflit meurtrier. La ville n'était tombée que quelques jours avant la mort dans la ville de Syrte de l'ancien dirigeant, capturé par les révolutionnaires ou thowars.


CONTRE-RÉVOLUTION ?

Un ancien slogan, celui des derniers jours du régime Kadhafi, aurait retenti lui aussi pour la première fois depuis la victoire finale de Tripoli, en août dernier, « Les assaillants crient + Allah, Mouammar, la Libye et c'est tout + ! La veille, ils avaient distribué des tracts disant : Nous reviendrons bientôt, nous allons mettre les rats dehors », a affirmé M. al-Fotmani. « J'appelle les + thowars (révolutionnaires) + de Libye à sauver d'urgence les + thowars (révolutionnaires) + de Bani Walid. Leurs munitions sont bientôt terminées », a-t-il dit. D'après lui, les blessés n'ont pas pu être évacués car les ambulances n'ont pas été en mesure de les approcher, « des snipers étant positionnés sur l'école et la mosquée » situées à proximité.


LA QUESTION DE BANI WALID

Selon un membre du « Conseil national de transition (CNT) », au pouvoir en Libye, les autorités « discutent de la question de Bani Walid ». Des forces de l'armée sont en route pour la ville, a indiqué une source militaire. Le porte-parole du conseil local de Bani Walid, Mahmoud el-Werfelli, a dit à l'AFP craindre « un massacre ». « Nous avons demandé l'intervention de l'armée mais le ministère de la Défense et le + Conseil national de transition + nous ont trahis, ils nous ont laissés entre le marteau et l'enclume. Cela fait deux mois que nous leur demandons de trouver une solution ».


RISQUES D'AFFRONTEMENT MEURTRIER À BANI WALID

Des forces du gouvernement libyen sont déjà en route pour Bani Walid, ex-bastion de Kadhafi, qui serait retombé lundi aux mains de partisans de l'ancien « Guide ». Un responsable de Bani Walid, à 170 km au sud de Tripoli, craint un « bain de sang ». M'barek al-Fotmani a assuré que le drapeau vert flottait sur la ville pour la première fois depuis sa chute aux mains des « révolutionnaires » le 17 octobre 2011. « La base de la +Brigade du 28-Mai +, la plus importante à Bani Walid et la seule qui dépende du ministère de la Défense » selon le responsable, a été attaquée en plein jour. Cinq ex-rebelles, dont le commandant de la brigade, ont été tués et une trentaine ont été blessés.


« PROBLÈMES INTERNES » RASSURENT LES AUTORITÉS

Toutefois, le ministre libyen de l'Intérieur a démenti que ces violences soient le fait de partisans de l'ancien régime de feu Mouammar Kadhafi, affirmant qu'il s'agissait de « problèmes internes » à cette ville. « Les informations que nous avons en provenance de l'intérieur de la ville ne disent pas qu'il y a des drapeaux verts et il n'y a rien qui soit lié à l'ancien régime », a-t-il ajouté. Le ministre a expliqué que les violences étaient liées à la question des compensations destinées aux personnes affectées par la guerre et qu' « il y a un différend entre deux parties dans la ville sur cette question ». Il a confirmé le bilan de cinq morts.

Un correspondant de l'AFP qui a pu brièvement se rendre dans la ville a constaté qu'il y régnait la plus grande confusion et qu'il n'était pas possible de savoir qui était du côté des rebelles ou de l'ancien régime. L'apparition de poches de résistance longtemps après la fin du régime était l'une des hypothèses envisagées par les spécialistes. Bani Walid, bourgade de quelques dizaines de milliers d'habitants, perdue au milieu du désert, figurait en tête de ce scénario. Le « Guide » avait donné à ses habitants, membres de la tribu Warfalla, de nombreux avantages, et ils lui en étaient reconnaissants.


CONTEXTE POLITIQUE DÉLICAT

Ces violences interviennent au moment où le « CNT » fait face à la crise politique la plus grave depuis son arrivée au pouvoir. Dimanche 22 janvier 2012, son vice-président, Abdelhafidh Ghoga, a dû démissionner sous la pression de la rue. Le chef du « CNT », Moustapha Abdeljalil, a exclu une démission du « Conseil » en mettant en garde contre « une guerre civile ».


REPORT DE LA LOI ÉLECTORALE

Le « CNT » a dû se résoudre à se réunir en secret et à reporter l'adoption de la « loi électorale » qui régira l'élection d'une assemblée constituante en juin 2011 après le saccage samedi 21 janvier 2012 de son siège à Benghazi, le berceau de la révolution dans l'est du pays.


GHOSA, « L'OPPORTUNISTE »

M. Ghoga, accusé d'être un « opportuniste » et d'avoir fait partie de l'ancien régime, avait été agressé jeudi dernier, 19 janvier 2012 par des étudiants en colère à l'« université de Ghar Younès », à Benghazi. « Nous ne voulons pas que notre pays glisse vers le chaos (...) car cette étape est critique, pas moins critique que celle qui l'a précédée », a-t-il dit à l'AFP après avoir présenté sa démission.


AFFRONTEMENTS RÉGULIERS

Les armes prolifèrent en Libye depuis la fin du conflit, et des incidents banals se transforment régulièrement en affrontements armés. Au moins une personne a ainsi été tuée dans la nuit de dimanche à lundi 23 janvier 2012 dans des heurts à Tripoli entre un ex-prisonnier et d'anciens rebelles.


SEIF AL-ISLAM KADHAFI

Par ailleurs, la « Cour pénale internationale » a démenti avoir pris une décision sur la tenue d'un procès deSeif al-Islam Kadhafi en Libye devant un tribunal libyen, contrairement à ce qu'avait annoncé le ministre libyen de la Justice. Fils de Mouammar KadhafiSeif al-Islam a été arrêté le 19 novembre 2011 et fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la « CPI ».

Publié dans International

Commenter cet article

M
<br /> Le guide meme mort son corp fait peur.<br /> <br /> <br /> son esprit est en nous tout comme les resistants AFRICAINS<br /> <br /> <br /> il ont tous manger dans l'assiètte du guide.<br /> <br /> <br /> le combat  CONTINU <br />
Répondre