Les rebelles divisés, l'armée nationale se renforce

Publié le par thruthway

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRR2gkbSnDFxJVDIM8jwXUFNzD57tjo5-KvYGndziYr-A0hrKMQJASelon jeune afrique,

L'armée nationale n'a pas dit son dernier mot. Il joue la montre en escomptant des renforts, et les rebelles pro-Ouattara ont échoué à maintenir le blocus autour de la résidence du président sortant. Lequel appelle désormais à la "résistance" contre la France.

Attaquer et démentir. Mettre à la lumière la coalition rebelle-licorne, telle est la stratégie dont use le président Gbagbo, dont les forces contrôlent le Plateau et Cocody et tous les points stratégiques à Abidjan.

Pas assez aguerries, pas assez unies, voire même divisées, les rebelles pro-ouattara, n’ont pas réussi à maintenir le blocus autour de la résidence présidentielle de Cocody. Car les différents chefs des ex-Forces nouvelles ne se rangent pas tous automatiquement derrière Guillaume Soro, le Premier ministre de Ouattara.

Chérif Ousmane notamment, est étrangement silencieux. Et puis il y a le mystère Ibrahim Coulibaly, l’un des chefs du « commando invisible », très populaire parmi ses hommes.

Problème : on le soupçonne de vouloir s’autoproclamer président et sa rivalité avec Guillaume Soro est de notoriété publique. Toutes ces frictions au sein du camp Ouattara ont une conséquence : laisser une marge de manœuvre à l'armée nationale, qui n’a pas dit son dernier mot.

La preuve : la bataille d'Abidjan a connu samedi une nouvelle montée en puissance avec l'attaque contre le Golf Hôtel d'Abidjan, quartier-général du candidat malheureux Alassane Ouattara, par l'armée nationale. Le porte-parole du gouvernement, Ahoua Don Mello, a toutefois vivement démenti en soirée auprès de l'AFP que cette attaque a été menée par ses forces: "C'est absolument faux. Il n'y a pas eu d'attaque du Golf", a-t-il dit, qualifiant l'incident d'"attaque imaginaire".

"L'armée française nous attaque"

"Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", a par ailleurs indiqué Ahoua Don Mello. "Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l'ONU et Licorne", a-t-il ajouté. Menée après une journée relativement calme à Abidjan, ces tirs contre le Golf Hôtel sont les premiers visant directement l'hôtel où sont retranchés Alassane Ouattara et son gouvernement depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois.

"Nous sommes attaqués à l'arme lourde et légère. Ca fait trembler les murs, le personnel est en train d'être évacué dans les sous-sols", a déclaré un employé de l'hôtel. Selon plusieurs témoins, les tirs ont débuté avant 17H00 locales et GMT et se sont achevés peu après 18H00. Les Forces de défense et de sécurité "sont en train de nous attaquer et nous essayons de les repousser", a indiqué un combattant des Forces républicaines de M. Ouattara.

"Les tirs sont très, très proches. Des snipers ont tiré des rafales de kalachnikov. Les pro-Gbagbo nous attaquent sur tous les fronts", y compris depuis le bord opposé de la Lagune qui longe le Golf hôtel, a déclaré un résident du Golf hôtel. "Avant l'attaque du Golf hôtel, un convoi de soldats FRCI (les rebelles, pro-Ouattara) est tombé dans une embuscade alors qu'il sortait de l'hôtel en direction d'Abobo (nord d'Abijan)", a déclaré à l'AFP un responsable militaire du camp Ouattara. "Il y a au moins quatre morts et une dizaine de blessés", a-t-il ajouté. Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer ce bilan.

Massacres dans l’ouest

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a accusé samedi les forces pro-Ouattara et les forces pro-Gbagbo d'avoir commis des massacres dans l'Ouest ivoirien, affirmant détenir de nouvelles preuves de ces atrocités déjà dénoncées par l'ONU et des ONG. Les forces loyales à Alassane Ouattara ont tué ou violé des centaines de personnes et brûlé des villages, fin mars, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, a affirmé HRW dans un rapport publié à New York.

Dans ce contexte, l'ONU et la force française Licorne ont confirmé leur présence samedi dans le port stratégique d'Abidjan après la levée des sanctions européennes, annoncée vendredi, à l'encontre de deux grands ports de Côte d'Ivoire - Abidjan et San Pedro - ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao.

D'importants stocks de fèves de cacao, la principale source de devises du pays, le premier producteur mondial, attendent depuis des semaines de partir à l'exportation. D'autre part, un vol d'Air France est arrivé samedi matin à l'aéroport d'Abidjan, selon une source militaire française, pour qui la reprise des vols commerciaux est "effective".

Source: jeuneafrique

Publié dans Actualité militaire

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E

Info : en direct sur le terrain. Un hélicoptère de la li-cornes qui tirait sur la population civile qui résiste contre les atrocités des FRCI (Forces Rebelles(et non Républicaine) de Côte
d'Ivoire)viens d'être abattu par les FDS. Depuis des jour les hélico de la Li-cornes déposent des sniper et des rebelles dans le quartier de Marcory résidentiel. Puisqu'ils ne peuvent pas prendre
la ville ils veulent la mettre à feu et a sang


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