Malgré son incarcération à Korhogo: Gbagbo reste fidèle à son combat pour la souveraineté

Publié le par thruthway

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Si, en faisant la guerre à la Côte d’Ivoire, l’objectif du chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, était d’éliminer le président Gbagbo du champ politique national, il doit à présent se rendre compte qu’il a échoué. En ce sens que depuis sa résidence surveillée de Korhogo, le président de la République renversé par la France affiche sa détermination à poursuivre son combat pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire. « Le président tient à rappeler si besoin en était encore que, son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois.

Or les derniers évènements sont une négation de toutes ces valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans. Le président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation entre les Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat séreux et responsable », écrit M. Bernard Houdin, conseiller du président Gbagbo.

Avec cette déclaration le président Laurent Gbagbo rassure, tranquillise et redonne de l’espoir aux ivoiriens qui continuent de croire en lui et en son combat pour une Côte d’Ivoire libre, souveraine et démocratique. Il les rassure tant sur son état de santé que sur son avenir politique et met ainsi fin aux rumeurs fantaisistes que l’on faisait circuler sur sa personne.

Donnant l’avis du président Gbagbo sur l’entrée de son parti le FPI au gouvernement, Bernard Houdin écrit: « le président Gbagbo pense que la guerre faite par le président Sarkozy à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement. L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France ». Non sans rappeler les conditions illégales de ses camarades dont le président du FPI, le premier ministre Affi N’Guessan, le premier vice-président, l’inspecteur d’Etat Sangaré Abou Drahamane et la deuxième vice-présidente, Simone Ehivet Gbagbo.

Comme on le voit, nulle part le président Gbagbo n’a mentionné, dans la déclaration le nom d’Alassane Ouattara encore moins celui de Guillaume Soro. C’est dire qu’il ne nourrit aucune haine à leur endroit.

Pour le président Gbagbo, au delà de la réconciliation qui doit se faire entre les Ivoiriens, et qui n’est nullement conditionnée par l’entrée du FPI au gouvernement, le vrai débat doit se faire avec la France et il doit porter sur la souveraineté de notre pays. Parce qu’il est parfaitement conscient de ce qu’il a été renversé par la France qui veut recoloniser notre pays.

Car, s’interroge Laurent Gbagbo, si ce n’est pas cela, pourquoi a-t-on préféré la guerre à un recomptage des voix qui a été pratiqué sous d’autres cieux ? La question à cette question centrale est la clé du drame que la Côte d’Ivoire a vécu ces derniers mois.


Source: Notre voie

Publié dans Actualités politiques

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