Mamadou Koulibaly est parti du FPI, faut-il en pleurer ?

Publié le par thruthway

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Mamadou Koulibaly a quitté le Front Populaire Ivoirien (FPI), de Laurent Gbagbo. Dans une déclaration lue le 11 juillet dernier, dans le hall de l’Assemblée Nationale, face à la presse, il est longuement revenu sur les raisons de sa décision. Il a aussi présenté les objectifs qu’il compte atteindre avec Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), le nouveau parti politique qu’il a crée.

Cet évènement qui a largement fait la une des journaux, n’a pas manqué de créer le désarroi chez les militants et sympathisants du FPI. Passé ces moments d’émois, analysons à tête reposée et en toute objectivité, ce nouveau fait, qui semblait pourtant prévisible.

Pour les ivoiriens qui aiment leur pays et qui rêvent de le voir libre, prospère et souverain, comment comprendre cet autre évènement ? Alors que le pays a besoin de toutes ses forces vives pour faire face à l’oppression étrangère? Un fait qui, semble t-il, vient empirer la situation de ce parti déjà affaibli par l’absence de ses membres les plus influents. 

Dans les journaux qui ont relayé la sortie du Président de l’Assemblée Nationale, on peut lire : « … les larmes…des pro-Gbagbo… ». Ou encore « Augustin Guéhoun (membre du FPI) fond en larmes… ». Pleurer pour exprimer son émotion et sa déception, n’est pas mauvais en soi, c’est même plutôt humain. Par contre, pleurer sa douleur et rester dans sa léthargie, c’est faire preuve de lâcheté. 

Mamadou Koulibaly a claqué la porte du FPI, et après ?
Dans cette déclaration, l’ex 3ème vice-président du FPI, relate les causes de son départ. Pour lui, le FPI actuel est « réfractaire à tout changement… ». Il est « muré dans un désordre… ». Il entretien « le culte de ses fondateurs », etc.

Pour bon nombres d’observateurs, on s’acheminait irrémédiablement vers cette situation, eu égard les récentes sorties du Président de l’Assemblée Nationale dans les médias nationaux et internationaux. 

Pour autant, le parti du Président Laurent Gbagbo, quoique affaibli, doit-il perdre de vue, les enjeux de la situation que traverse actuellement la Côte d’Ivoire ?
Si c’était le cas, que penseraient tous ces hommes et femmes qui ont cru, supporté et se sont engagés aux côtés du Président Gbagbo, candidat de La Majorité Présidentielle (LMP), dont le FPI est le parti leader ?

Des ivoiriens qui ont souffert durant cette crise postélectorale, et qui souffrent encore de voir leur pays assujettit et recolonisé par les puissances étrangères. Pour ces ivoiriens, la LMP ne doit pas perdre de vue la lutte entamée depuis plusieurs années pour la libération totale de la Côte d’Ivoire. 

Mamadou Koulibaly a été membre du FPI. A ce titre, il a été révélé aux ivoiriens. C’est grâce à ce parti qu’il accède au poste de Président de L’Assemblée Nationale. Il doit, indéniablement ce qu’il est à ce parti. Son franc-parler et la conviction dans ses choix, lui a valu d’être dans le cercle des proches de Gbagbo, beaucoup appréciés des ivoiriens.

Mais contrairement à lui, pendant que les obus pleuvaient sur Abidjan, Gbagbo est resté avec son peuple jusqu’au bout. C’est cela s’engager et mériter de son peuple.
Pour ceux qui savent garder raison, le départ de Mamadou Koulibaly fait parti des règles du jeu politique et démocratique. Un individu n’est-il plus en odeur de sainteté avec ses amis d’autrefois ? Il est libre de partir là où il le souhaite, en toute simplicité.

Mamadou Koulibaly a crée Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), pour dit-il « former un contre-pouvoir efficace dans le pays… ». Selon lui, ce sera « une opposition forte pour freiner l’oppression d’un pouvoir présidentiel absolu… », etc. Et d’autre part, pour, « surveiller l’action du gouvernement en place pour dénoncer les dérives de manière à protéger les ivoiriens… », conclu t-il.

Nous nous attendons donc à voir un nouveau parti politique qui vient étoffer l’opposition au régime d’Alassane Ouattara. Ainsi LIDER viendrait pour renforcer la lutte déjà entamée par le peuple ivoirien. Que LIDER soit alors le bienvenu dans ce cas.

A moins que cette nouvelle manœuvre ne participe, de façon insidieuse, à un vaste complot pour anéantir totalement le FPI et la LMP. Comme le souhaite les pro-Ouattara. Et qu’au final, l’on assiste à un rapprochement honteux et malheureux, entre ce nouveau parti et celui de Ouattara. Toute chose qui confirmerait les doutes de ceux qui s’interrogeaient sur le fait que, là où ses ex- camarades du FPI sont poursuivis ou emprisonnés, Mamadou Koulibaly soit libre de tous ses mouvements.

source : Marc Micaël


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Ce dont il faut pleurer, ce n'est pas de la démission de Mamadou Koulibaly, mais c'est de la bêtise du FPI.


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