MEETING DE LA JFPI AUJOUD’HUI : JUSTIN KOUA FAIT UNE MISE AU POINT.

Publié le par thruthway

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La Jeunesse du Front populaire ivoirien, organise aujourd’hui, à la place Cp1 de Yopougon, un meeting pour réclamer la libération du Président Laurent Gbagbo et les autres cadres de la majorité présidentielle incarcérés injustement depuis le 11 avril dernier. Avant, Justin Koua, secrétaire général par intérim de la Jfpi a bien voulu se confier à nous. Entretien !

 

 

Comment se porte la Jfpi ?

Après l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, la Jeunesse du Fpi a repris ses actions sur le terrain pour la remobilisation de ses camarades. Mais surtout pour la poursuite du combat noble de son leader Laurent Gbagbo. A savoir l’instauration et la consolidation de la démocratie en Côte d’Ivoire. Il nous faut nécessairement quitter dans cet Etat de non droit où seuls les humeurs et les volontés du chef de l’Etat sont la loi. Il nous faut quitter cet Etat de non droit où chaque ivoirien quel qu’il soit peut être séquestré, humilié, bastonné, tué sinon déporté à tout instant dans un camp de déportation. La Jeunesse du Fpi mettra fin à travers son engagement pour le combat démocratique à un tel régime dont on ne peut parler sans frémir.

 

Quelles sont vos activités actuellement ?

La Jeunesse du Fpi est une structure de réflexion et d’action. Il nous fallait rassurer nos camarades qui avaient peur, et de bonne guerre, puisque ce régime avait inscrit dès la prise de son pouvoir comme priorité l’extermination de tous les jeunes se reconnaissant en Laurent Gbagbo. Maintenant que nous sommes disposés à nous offrir à eux pour qu’ils nous tuent si telle est leur volonté, nous ne sentons plus le besoin de rester caché. Donc nous sommes sur le terrain. C’est ainsi que nous organisons un grand meeting demain samedi (ndlr,aujourd’hui) à la place Cpi de Yopougon. Afin de montrer aux yeux du monde entier qu’en chaque ivoirien se trouve Laurent Gbagbo. Il vit en chaque ivoirien comme Christ vit en chaque chrétien. Nous allons nous manifester de manière démocratique pour demander sa libération. Ainsi que celle des autres cadres et militants de la majorité présidentielle qui sont injustement incarcérés.

 

Justement à quelques heures de ce grand rassemblement peut-on en savoir plus ?

Nous sommes très heureux. Depuis quelques jours, nous recevons des coups de fil de soutien de la part des Ivoiriens. Et cela nous fait chaud au cœur. Pour dire que les Ivoiriens ont besoin d’un tel rassemblement. Nous sommes fiers. Ces coups de fil et message nous réconfortent dans notre mission à mener la lutte pour la libération non seulement du Président Laurent Gbagbo et des autres camarades, mais aussi pour l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras. Ce meeting sera l’occasion de nous réengager. En plus, ce sera le point de départ des manifestations démocratiques que nous attendons organiser. Afin d’avoir gain cause.

 

On a cru entendre que le meeting était reporté…

Ce sont des rumeurs diffusées par les journaux proches du Rhdp. Il n’a jamais été question d’un report. Nous sommes les seuls habilités à dire que le meeting est reporté ou pas. Pour l’heure, nous disons que notre meeting est bel et bien maintenu.

 

Et pourtant certains de nos confrères ont barré leur «une» avec les propos du président par intérim du Fpi Miaka Ouretto disant que le meeting…

Ce sont des affabulations. Le président Miaka n’a jamais tenu de tels propos. Après la rencontre avec le ministre Hamed Bakayoko, il a fait savoir que ce dernier souhaitait qu’on reporte notre meeting pour deux raisons.

 

Lesquelles ?

Il voulait un report sous prétexte qu’il n’a pas été informé de notre meeting. Aussi a-t-il évoqué un problème d’effectif des policiers pour assurer la sécurité et l’encadrement de notre manifestation.

 

Est-ce que vous l’avez informé?

Depuis une semaine, nous avons déposé un courrier à son cabinet. Notre courrier a été déchargé. Pour montrer notre bonne foi, Michel Amani N’Guessan, Akoun Laurent et Nestor Dahi (président du comité d’organisation) ont rencontré avant-hier jeudi, son directeur de cabinet bamba Cheick Daniel. Ils lui ont montré les preuves que ses services ont bel bien déchargé notre courrier. Pour ce meeting, nous avons pris soin d’informer toutes les institutions nationales et les missions diplomatiques. Nous sommes des légalistes. Nous ne faisons rien en dehors de la Constitution qui est la boussole de notre pays. Par ailleurs, nous sommes scandalisés lorsque le ministre parle de sous effectif de la police. Sous prétexte que les commissariats sont vides. Et que les Frci sont sous le contrôle de Guillaume soro. Et pourtant, les jeunes du Rhdp ont organisé deux manifestations. La première s’est déroulée devant la Pergola pour demander que nos camarades soient déférés à la Maca. La deuxième a eu lieu devant le Conseil constitutionnel pour demander le départ de Yao Paul N’Dré. Ces deux manifestations ont été bien encadrées et sécurisées par des agents de la police nationale.

 

Et si Hamed Bakayoko revenait en vous demandant de reporter votre meeting…

Il n’est pas membre du Front populaire ivoirien. Encore moins le président de notre parti. Son rôle c’est de prendre toutes les dispositions adéquates pour que notre meeting soit sécurisé et encadré.

 

Des confrères et des cadres Rhdp font croire que votre meeting à des visées insurrectionnelles…

Nous voulons rassurer les uns et les autres. Nous n’avons pas la culture de prendre les armes. Nous avons été bien éduqués par notre maître, le Président Laurent Gbagbo. Nous privilégions les voies démocratiques pour accéder au pouvoir. Et non la voie des armes. Ce n’est pas dans notre culture. Nous sommes les pères de la démocratie en Côte d’Ivoire. Nous ne sommes pas une bande armée. Nous sommes une organisation légalement constituée.

 

Pour vous, qu’est ce qui fait courir les nouveaux tenants du pouvoir ?

C’est la peur. Ils ont faire croire à l’opinion nationale et internationale que le Fpi est mort. Et que le Président Laurent Gbagbo est fini. Nous pensons que ces derniers devaient nous encourager à tenir ce meeting. Afin de démontrer notre minorité. Cela allait réconforter leur position. Ils savent que Laurent Gbagbo est populaire. Même en prison, il leur fait peur.

 

Quelles sont les consignes que vous pouvez donner à vos camarades ?

Nous demandons à tous les responsables des structures de base de la Jfpi de se mobiliser pour le meeting. Que ceux qui sont encore terrés, sortent pour prendre leur part active dans le combat. Nous rappelons aux camarades que nous sommes une organisation de gauche, donc de combat. Nous devons donc pouvoir nous adapter à toutes les circonstances quelles que soient leurs rudesses et leurs atrocités. Nous invitons tous ceux qui sont épris de paix et de justice à faire massivement le déplacement ce samedi à la place Cp1 de Yopougon. C’est un événement historique à ne pas rater. Qu’ils ne se laissent pas raconter l’événement. Il faut le vivre soi même.

 

La Jfpi est-elle seule à organiser cette manifestation ?

Nous ne pouvons organiser une telle manifestation sans avoir le concours de certaines organisations de jeunesse qui épousent les idéaux du Président Laurent Gbagbo. Nous sommes aidés dans notre tâche par le Cojep du général Charles Blé Goudé. Nous travaillons la main dans la main pour la réussite de cette manifestation. Nous avons un grand défi à relever devant l’histoire. Nous remercions nos amis du Cojep pour leur concours inestimable. Il y a aussi d’autres organisations qui sont associées.

 

Quelles sont les dispositions prises pour éviter ce qui s’est passé à Koumassi ?

Les premières personnes à assurer la sécurité de notre meeting, c’est nous-mêmes. Chacun sera le policier de son camarade. Ensuite, le ministère de l’intérieur a le devoir d’assurer notre sécurité. Nous pensons que les militants Rhdp ne viendront pas gâcher notre fête comme ils l’ont fait à Koumassi. Nous demandons à nos camarades de ne pas répondre aux provocations de ceux qui sont en face. Nous avons un seul objectif réussir le pari du bon déroulement de la manifestation.

 

 

Interview réalisée par:

Yacouba Gbané

Source : Le temps

Publié dans Actualités politiques

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