Menace sur la liberté d’expression en Côte d’ivoire : Voici l’émission censurée et les raisons

Publié le par thruthway

 

 

 

 

C’est avec stupéfaction et colère que les journalistes ivoiriens ont constaté le dimanche 23 septembre 2012, sur les antennes de la Rti-tci, la non diffusion de leur émission hebdomadaire Le club de la presse. En effet, ce jour, aux alentours de 18h, une bande déroulante a annoncé la non diffusion de cette émission pour des raisons techniques. Alors que l’émission avait été enregistrée dans les meilleures conditions techniques le vendredi 21 septembre 2012.

 

Le présentateur, Emmanuel Grattié Lavry, luimême reste sans réactions quant aux motivations réelles de la suspension de l’émission du dimanche 23 septembre 2012. A en croire des sources proches de la Rti, le concerné a déclaré avoir été informé dans la soirée du dimanche de la non diffusion de son élément pour des raisons techniques, sans plus de précisions.

 

En réalité, nous apprend le directeur général et gérant de l’Eléphant déchainé, Assalé tiémoko, cette émission enregistrée le vendredi 21 septembre ne sera jamais diffusée. Parce que selon ses dires, les raisons techniques évoquées par la direction de la Rti-Tci sont infondées. Il s’agit tout simplement et purement d’une censure. Mais pourquoi censurer une telle émission dont la crédibilité grandissait au fil du temps ? Que veut réellement cacher la direction de la télévision aux ordres du régime Ouattara ?

 

Des débuts de réponse sont apportés par Assalé tiémoko, un invité de cette émission. Il révèle que l’émission a eu pour invités comme lui, Saint Claver Oula, rédacteur en chef de Le nouveau courrier, Eddy pehé, directeur de publication de Le Nouveau Réveil, Célestin Gnonzion enseignant-chercheur, spécialiste de l'éthique de la presse. Des invités représentant les différentes sensibilités politiques du pays et la société civile. A partir de ce principe, les débats pouvaient être impartiaux et équitables. d’autant que les thèmes débattus étaient «la rébellion de 2002» (bilan, financement), les rencontres de la Cdvr, l'enquête sur la mort du général Robert Guéi, la drogue dans les écoles, le Conseil des ministres, le code de déontologie des fonctionnaires et agents de l'Etat, l'attaque du commissariat à port-Bouët, la suspension de la sanction contre les journaux bleus.

 

A cette tribune, plusieurs vérités et mises au point ont été dites par ces hommes de médias. Heureusement que nous venons d’avoir les vidéos de cette émission que nous mettons à votre disposition (Voir vidéo ci-dessus), malgré la volonté des dirigeants de la Rti-Tci prenant leurs ordres au palais présidentiel, de censurer cette émission, soutient encore cet invité.

 

Les responsables de la télévision Rhdp ne veulent pas prendre le risque de subir la colère des grands patrons, en diffusant cette émission le dimanche dernier. C’est donc avec consternation et indignation que les invités et les journalistes ont appris la triste nouvelle qui enfonce davantage le régime Ouattara qui piétine visiblement la liberté d’expression.

 

A entendre Assalé tiémoko, tant que l’émission du dimanche 23 septembre 2012 n’est pas diffusée, aucun journaliste ne répondra plus à l’invitation de la Rti-Tci. Une telle situation, si elle se produisait, provoquerait la disparition du Club de la presse. tous les détails des propos tenus au cours de l'enregistrement et qui ont provoqué la censure, seront étalées a promis son directeur général.

 

Source: Le temps

Publié dans Actualités politiques

Commenter cet article