Minuterie au Mali, voici ce qui a tout déclenché. Des images d’une ville qui se vide

Publié le par thruthway

http://s1.lemde.fr/image/2012/03/21/540x270/1673586_3_0f77_une-patrouille-de-l-armee-malienne-dans-le-nord_a3848c514d21977ecf56c0bb318d22d1.jpg

 

 

Mali : des militaires s’emparent de la radio-télévision d’Etat, la ville se vide, des images


 

Bamako-mutinerie.2.PNG

 

Bamako-mutinerie.PNG


 

Des militaires ont pris la radio-télévision publique malienne, a annoncé l’Agence France-Presse mercredi 21 mars. Des tirs nourris ont éclaté dans le centre de la capitale, Bamako, selon des correspondants de l’AFP et de l’agence Reuters.

 

 

« Nous en avons marre de la situation dans le nord » du pays, en proie à une rébellion touareg et aux activités de groupes islamistes radicaux, a brièvement affirmé à l’AFP l’un de ces militaires. Ils étaient plusieurs dizaines dans les rues, tirant des coups de feu en l’air et semant la panique parmi la population. Selon le correspondant de Reuters, il y a eu pendant une dizaine de minutes des tirs d’armes automatiques en provenance des abords du siège de la radio d’Etat.

 

 

Le périmètre de la présidence avait auparavant été bouclé par les forces armées, qui ont déployé des véhicules blindés, après une fusillade au camp militaire de Kati, à 15 kilomètres de Bamako.

 


Une visite qui tourne mal dans la matinée


 

Dans la matinée, une visite dans cette caserne du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Sadio Gassama, a mal tourné, relate Jeune Afrique. Il devait faire un compte rendu sur la situation au nord-Mali, où l’armée régulière affronte une rébellion touareg. « Le ministre a parlé des nouveaux matériels militaires qui tardent à être acheminés de l’extérieur du pays, mais les militaires s’attendaient visiblement à plus d’informations et surtout à une meilleure prise en charge des familles des soldats décédés au cours des combats », relate l’hebdomadaire.

 

 

« Selon une source sécuritaire à Bamako, le ministre Gassama a également parlé d’envoyer un nouveau contingent au front. Les discussions se sont alors envenimées et les pierres ont commencé à pleuvoir sur le ministre et sa délégation », rapporte Jeune Afrique, qui affirme que « le général Gassama est rentré en catastrophe dans sa voiture avant de quitter le camp militaire. Quelques minutes plus tard, les militaires ont cassé un dépôt d’armes et ont commencé à tirer en l’air ».

 


 

FTVi avec Agences

Publié dans International

Commenter cet article