«Ne donne pas ta voix au chômage» (Souvenons-nous)

Publié le par thruthway

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«Ne donne pas ta voix au chômage», ce message a fait le tour de la Côte d’Ivoire pendant la campagne électorale au niveau du deuxième tour de l’élection présidentielle. Il est sorti de sous le crâne inspiré des communicants du candidat du Rhdp, Alassane Ouattara. Lequel, dans l’euphorie de la campagne et la fièvre des promesses, avait promis créer 1 million d’emplois en cinq ans…

 

«Ne donne pas ta voix au chômage», prévenait-il. Neuf mois après le dépôt de ses valises au palais présidentiel, les entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire majoritaire ne font qu’exécuter le contraire de ce message fort. 322 agents virés à la Rti (on annonce d’autres départs involontaires plus des propositions de départ à la retraite anticipée), plusieurs centaines de travailleurs virés au port d’Abidjan (officiellement pour motif économique pendant que derrière « le rideau de rattrapage » sont effectués silencieusement d’autres recrutements), le ministère de la Fonction publique annonce des départs anticipés à la retraite et le non remplacement de plusieurs retraités, etc.

 

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Comme si cela ne suffisait pas, voilà que la Sotra annonce la mise en chômage technique de plus de 1000 agents, chômage technique qui se transformera, passé l’annonce, en licenciement définitif pour cause économique. Et tout ça, dans le silence du champion de la création d’emplois. Pourquoi ne pas se battre pour protéger les emplois des Ivoiriens qui en ont déjà si on ne peut pas en créer de nouveau ?

 

 En France, Nicolas Sarkozy a gelé toutes les mises en chômage technique que les responsables des entreprises dans lesquelles l’Etat français est actionnaire, avaient programmé pour 2012, jusqu’à la fin de la prochaine élection présidentielle. Le temps que le nouveau président étudie avec son gouvernement, les moyens à mettre en œuvre, pour sauver ces emplois.

 

Pourquoi (Alassane Ouattara) ne met pas en place, une stratégie du même genre pour sauver les emplois de ceux qui travaillent déjà dans les structures de l’Etat ?

 

1000 travailleurs mis en chômage technique, c’est au moins 5000 personnes au bas mot, qui plongent ainsi dans la misère et la détresse. En attendant de créer les 200 mille emplois pour cette année 2012, le chef de l’Etat devrait donc se souvenir de ce message : «Ne donne pas ta voix au chômage». Les victimes des chômages techniques doivent certainement répondre : «Ne nous laisse pas mourir de faim…».

 

De Assalé Tiémoko

Publié dans Economie

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