Ouattara, si tu veux vraiment réconcilier les ivoiriens…

Publié le par thruthway

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Qui fut le responsable de la   Guerre post-électorale en côte d’Ivoire ?

 

 

 

De mémoire d’homme, on ne l’avait jamais vu. Aussi loin que nous portent nos souvenirs, nous ne nous rappelons pas un seul exemple où un litige électoral porta à une guerre contre un régime qui pourtant ne demandait qu’une chose: le recomptage des bulletins de vote de l’élection présidentielle de novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Quelques rappels des faits.

 

Après le premier tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire, tous les observateurs se sont accordés pour valider la véracité du scrutin. Les deux candidats Laurent Gbagbo, président sortant, et son rival Alassane Ouattara s’étaient engagés à respecter le verdict des urnes. Mais le second tour de la présidentielle se déroule dans un climat d’extrême tension. Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir empêché les électeurs de voter dans certaines régions.

 

Le 02 décembre le président de  la Commission Electorale Indépendante (CEI) (enlevé 2 jours plus tôt par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis)  sans la présence (comme l’exige la constitution ivoirienne) des autres membres de ladite commission, avec 2 jours de retard annonce à l’hôtel du golf  QG de M. Alassane Dramane Ouattara la victoire de ce dernier. Le 04 décembre Laurent Gbagbo est proclamé vainqueur (51,45%) par le conseil constitutionnel seul organe habilité par la constitution ivoirienne  à proclamer les résultats des élections  en Côte d’Ivoire.  La Côte  d’Ivoire se retrouve donc avec  deux présidents.

 

Soucieux de préserver la paix sociale dans son pays, le président Gbagbo réclama immédiatement  à corps et à cris  le recomptage des voix, afin d’établir avec certitude le vainqueur des élections de Novembre 2010. Ce à quoi son adversaire, M. Ouattara  fort du soutien de la France et des Etats unis, s’opposa farouchement. De ce bras de fer entre un président qui réclamait le recomptage des voix, et son opposant qui ne voulait pas en entendre parler, naitra une offensive (contre l'armée ivoirienne) de la rebellion armée fidéle à M.Ouattara , soutenue par les forces de l 'ONUCI et celles de  la Licorne. Le conflit armé qui s'en suivra causera la mort  d’au moins 3000 personnes et se conclura le 11 avril 2011, avec  le kidnapping  du Président Gbagbo par les forces spéciales françaises et, plus tard, son transfèrement à la CPI afin de répondre des accusations de crimes contre l’humanité, que ses hommes auraient commis selon le camp Ouattara.

 

Cette Conclusion des hostilités grâce aux troupes des nations unies et à la force Licorne n’a pourtant pas répondu à la question de fond : « Qui fut le véritable vainqueur des élections présidentielles de novembre 2010 » ?  La réponse à cette question aujourd’hui est plus que jamais  d’actualité. Car la crise post-électorale a laissé dans la société ivoirienne des séquelles presque indélébiles. Les miliciens armés par Ouattara afin de conquérir le pouvoir sont encore dans les rues des villes et villages de  Côte d’Ivoire, et  causent chaque mois au bas mot des dizaines de morts depuis la chute du président Gbagbo.  Répondre avec certitude à la question de savoir qui remporta réellement les élections de novembre 2010 permettra donc  de soumettre  au jugement de l’histoire (et peut être des hommes)  le vrai responsable, non seulement des 3000 morts de la crise post-électorale, mais aussi le responsable de la mort de tous ces ivoiriens tués  depuis le 11 avril 2011 jusqu’à ce jour par les FRCI.

 

 Maintenant qu’il dirige les affaires en Côte d’Ivoire, ne serait-il pas temps pour Ouattara et son gouvernement s’ils tiennent vraiment à clore le chapitre douloureux de la crise post-électorale de permettre le recomptage des voix par une commission indépendante ? Pourquoi continuer à refuser de recompter les voix, alors que ce simple exercice plus que n’importe quelle autre action, permettrait véritablement de réconcilier entre eux  les ivoiriens?

Publié dans Actualités politiques

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