Reprise difficile du travail dans les services publiques de l'Etat.

Publié le par thruthway

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTxCOMWGFEiKB_T8i6lf6_QD1i1-5zEtaVku02ZlGKMIYFxQEN7La reprise de l`activité était timide lundi matin dans le quartier des affaires et des ministères à Abidjan, où les fonctionnaires étaient appelés à retourner au travail par le nouveau pouvoir, une semaine après le coup d'Etat contre le régime du président Laurent Gbagbo.

Au niveau du transport, on note une reprise des activités des taxis, des woro-woro et des gbakas dans presque toutes les communes d'Abidjan. Les bus de la société de transport public (sotra) ne sont pas sortis en grand nombre. Les quelques bus qui ont pu rouler ont été pris d'assaut par la population qui avait hâte de se rendre dans les marchés encore ouverts pour  faire quelques provisions.

Ces véhicules de transport en commun rencontrent tout de même quelques difficultés au niveau de l'approvisionnement en carburant. la plupart des stations d'essence étant saccagées.

Au plateau qui est le centre des affaires et le siège de l'administration ivoirienne, quelques fonctionnaires et agents de l'Etat ont répondu présent à l'appel du nouveau pouvoir installé par un coup d'Etat réalisé par la force licorne. Vue les pillages qui ont eu lieu dans les différents ministères, ceux-ci n'ont pas pu réellement travailler. Ils ont juste fait un acte de présence.

Les forces pro-ouattara (FRCI) d'Alassane Ouattara filtraient quelques carrefours et fouillaient les coffres de certains véhicules, ont constaté des journalistes de l`AFP.


Le ministre de la Fonction publique du gouvernement Ouattara, Gnamien Konan, est arrivé vers 09H30 à son ministère. 
"Je suis venu simplement constater ce qu`il y a à faire, faire le point avec tous les responsables, et voir quelles sont les choses urgentes à mettre en place pour que le service redémarre rapidement", a-t-il déclaré à l`AFP dans son bureau, juste avant de tenir une réunion avec son équipe.

Cette déclaration de Gnamien Konan montre bien qu'en réalité rien n'est encore prêt pour une reprise effective du travail dans les services publiques de l'Etat qui ont été dans leur grande majorité tous pillés. 

Un fonctionnaire de l`Assemblée nationale, par exemple,  a expliqué avoir vu "un cadavre en décomposition" devant l`entrée du bâtiment. "Et les pillards ont volé tous les ordinateurs, tout fouillé, renversé. Je ne sais pas si on pourra
travailler avant deux-trois mois", a-t-il dit.

Vers 09H00 (locales et GMT), quelques personnes attendaient devant l`entrée d`une antenne du ministère de la Communication, encore fermée le temps de vérifier la sécurité des locaux, alors que les fonctionnaires avaient été appelés à reprendre "impérativement" le travail dès 07H30, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une bonne nouvelle dans tout ce tableau triste, la réapparition de la presse écrite ivoirienne dans les kiosques à journeaux dès ce lundi. Une bonne nouvelle toutefois qui va très vite se transformer en déception, lorsqu'on constatera l'absence des journaux, comme "notre voie", "Le Temps" et "Le nouveau courrier" qui ont décidé de défendre la légalité constitutionnelle.

Des journaux dont les sièges ont été saccagés et pillés par les rebelles de ouattara.

Les journaux qui ont fait leur apparition sont:"Nord-Sud", "Le patriote", "L'intelligent d'Abidjan" et "Le mandat" (tous pro-ouattara), "Fraternité matin" (pro-gouvernemental), "Soir-info" et "l'inter" (qui ont fait allégeance au camp ouattara).

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SOKO GBALEHI 21/04/2011 18:51


DANS UN PAYS OU CE SONT LES DOZOS QUI DETIENNENT LES CLES DES COMMISSARIATS ET ASSIEGENT LES QUARTIERS DES VILLES ET DES VILLAGES, NOUS DEVONS NOUS RENDRE A L'EVIDENCE QUE LE PAYS EST MORT.