Résolution de la crise ivoirienne :LES CINQ CHEFS D’ÉTAT MIS EN MISSION

Publié le par thruthway

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Après l’échec des émissaires de l’Union africaine (Ua) dans la résolution de la crise post-électorale, à savoir Thabo Mbeki (ex-Président sud-africain), Jean Ping (président de la Commission de l’Ua) et Raila Odinga (Premier ministre kényan), le Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l’Union africaine est monté en première ligne. Vendredi soir, il a décidé de mandater cinq Chefs d’Etat issus des cinq grandes  régions du continent (Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Mohamed ould Abdel Aziz de Mauritanie, Idriss Déby Itno du Tchad, Goodluck Jonathan du Nigeria et Jakaya Kitwete de Tanzanie) pour proposer, dans un délai d’un mois, une solution politique à la crise ivoirienne. Mais les carottes semblent déjà cuites. En affirmant clairement, à la suite du communiqué du Cps, que le panel des cinq Chefs d’Etat  vise à «amener Alassane Ouattara à exercer la réalité du pouvoir» en Côte d’Ivoire «par la négociation» et «dans le respect du choix démocratique des Ivoiriens», Jean Ping laisse planer des doutes sur le travail qui va être accompli, mais qui pourraient être balayés par la composition des pays membres du groupe de haut niveau chargé de travailler sur la crise ivoirienne.

Dans le casting qui a été opéré, les Chefs d’Etat prêts à jouer le jeu pour installer Alassane Ouattara au pouvoir, comme le Nigérian Jonathan et ceux qui défendent la souveraineté de la Côte d’Ivoire comme le Sud-Africain Zuma se côtoient.

La ruse pourrait, dans tous les cas, consister à empêcher l’investigation de la présidentielle que demande Laurent Gbagbo, afin que l’organisation panafricaine et la Cedeao ne soient pas contredites au risque de remettre en cause le système des Nations unies et partant le mandat de Ban Ki-moon et de son représentant en Côte d’Ivoire.

En outre, il faudra imposer aux deux parties des solutions jugées «contraignantes», c’est-à-dire exécutoires mécaniquement. Selon certaines sources proches des discussions à Addis-Abeba, le plan est déjà prêt: Laurent Gbagbo reste Président mais, sans pouvoir réel, il inaugurera les chrysanthèmes.

Selon le schéma adopté quand Charles Konan Banny avait été nommé Premier ministre après la démission forcée de Seydou Diarra, Alassane Ouattara devrait, en tant que chef du gouvernement, être le détenteur exclusif du pouvoir économique et militaire.

Un tel arrangement ne peut prospérer que si les parties acceptent de jouer le jeu au nom du principe de l’autonomie de la volonté et du consensualisme. Car le Cps n’est pas une juridiction dotée de l’imperium dont la décision est contraignante. Organe politique, sa décision peut être, comme les résolutions de l’Onu, bafouée si les parties n’adhèrent pas à ses solutions. Car l’Ua semble s’être invitée dans le débat ivoirien sans que, officiellement, les deux parties se soient formellement engagées à lui reconnaître un tel pouvoir et à s’aligner, par voie de conséquence, sur sa position.

 

Ferro. M. Bally

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P

ce nest pas pr maintenant la fin du conflit comme je l'avais souhaité!!!!! on déplace le débat


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