un rapport d'Amnesty international épingle enfin les violations au droit de l'homme du camp Ouattara

Publié le par thruthway

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQhChVe1OMQh_7ovhR2rHP40ZxZuJpPK1sDcunLZS9OP5WLMx2BxgLe camp d’Alassane Ouattara accuse le camp de Laurent Gbagbo d'avoir «réprimé de façon violente», lundi 21 février, des manifestations de ses partisans, faisant plus de 10 morts, certains tués «par des lance-roquettes». Selon plusieurs journaux locaux ivoiriens, au moins 6 personnes ont été tuées lors de cette manifestation. Depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a eu plusieurs violations des droits de l’Homme. Amnesty International vient de rendre public un rapport concernant tout ce qui s'est passé avant, pendant et après la marche des soutiens d'Alassane Ouattara le 16 décembre dernier. Des violations des droits de l'Homme sont observées dans les deux camps.

Mais ce qui est nouveau, pour une fois, le camp Ouattara est véritablement épinglé sur les exactions commises par ses rebelles avant, pendant et après les élections présidentielles.

Le rapport qui vient d'être publié sur le site officiel d'Amystie international dit en effet: " Des combattants et des sympathisants des Forces nouvelles se sont rendus coupables d’atteintes aux droits humains – notamment de torture et d’autres mauvais traitements, de détentions arbitraires et d’un très grand nombre de cas d’extorsion. Dans le nord du pays, l’absence de système judiciaire efficace favorisait le sentiment d’impunité...les forces armées des Forces Nouvelles, qui soutiennent Alassane Ouattara se sont rendues coupables de détentions arbitraires, avant même le premier tour de la présidentielle".

Et pendant la crise post-électorale en cours, Amnesty évoque des témoignages faisant état de viols et de mauvais traitements commis par des membres de l’ex-rébellion, dans les zones qu’elle contrôle.

Et dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, l’impasse politique actuelle y a exacerbé les tensions interethniques. Meurtres et destructions d’habitations notamment ont eu lieu dans certaines localités, souligne le rapport d’Amnesty International ce qui a entraîné la fuite de 70.000 personnes. 

Sources: Amnesty international, rfi

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