UNIVERSITES IVOIRIENNES, VOICI POURQUOI LES COURS NE POURRONT PAS REPRENDRE DE SI TÔT

Publié le par thruthway

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L’on se rappelle que sous le président Gbagbo, une organisation d’enseignants d’université avait été crée pour combattre le SYNARES du prof Niamien Messou. La Coordination nationale des enseignants et chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) puisque c’est d’elle qu’il s’agit, dirigée alors par Monsieur Traoré Flavien avait déclenché des grèves sauvages pour perturber l’équilibre du système éducatif ivoirien. Le président en hommes averti, les avait reçu et fixé des échéances pour la résolution des différentes revendications de nos chers maitres. Mais rien n’y fit. Les grèves reprirent de plus belle. Aujourd’hui, le régime Ouattara vient d’annuler toutes les avancées obtenues avec le Président Gbagbo. Cette même organisation dirigée maintenant par le Professeur Mamadou Ouattara se confesse et regrette le temps ou le président Gbagbo était au pouvoir.



«Là où le Gouvernement passé a fait l'effort sans précédent en Côte d'Ivoire, de prendre en compte le doctorat, le Gouvernement actuel se refuse complètement à avoir cette même vision qui est devenue universelle, à savoir faire de l'Enseignement supérieur et de la Recherche l'outil du développement du pays. C’est un recul que nous notons avec consternation (…)

 

Le Gouvernement actuel ne brandit que les slogans. La réforme LMD est un échec et les curricula sont un véritable scandale intellectuel. Les salaires des enseignants et des chercheurs ivoiriens sont les plus bas de la sous-région: le professeur titulaire au Sénégal a 2 millions F Cfa par mois, 2 millions 400 mille au Bénin, 2 millions au Gabon. L'heure de cours au Burkina est de 9.000 FCFA, contre 5.535 FCFA pour l’Assistant en Côte d'Ivoire qui pèse 40% du PIB de la sous-région. Le professeur titulaire du Burkina est payé à 15.000F l'heure de cours contre 7.500F pour son homologue ivoirien. Nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a eu un départ nouveau pour les bâtiments sans de départ nouveau pour les matériels et les enseignants. Les universités sont toujours malades. Il faut les vraies solutions pour les enseignants et chercheurs afin de sauver nos universités».

 

Selon le dernier recensement effectué, ce sont 122 professeurs d’université ivoiriens tout grade confondu qui sont actuellement en exil hors du pays. Par exemple, le professeur Yao N’guessan Thomas, seul spécialiste de l’Afrique francophone en chimie organique et ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans le dernier gouvernement du président Gbagbo se retrouve en exil.



Alors le gouvernement Ouattara peut-il nous expliquer comment va se faire la reprise des cours dans les universités sans ces éminents enseignants surtout que le manque d’enseignant était déjà criard avant la crise post électorale?



Steve Beko

Publié dans Education

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Dissertation Writing 23/05/2013 09:47


Wow! This is a very nice post.....

Dissertation services 18/05/2013 08:38


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