VIVES TENSIONS À L'OUEST / AFFRONTEMENTS SANGLATNS ENTRE FRCI ET GUEBIE. TRISTE BILAN

Publié le par thruthway

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSDLNheTlITzbO19NcWEPsStI2RNGo7hHkUwFIIFFXNGKFMBjeM

 

 

Affrontements sanglants entre FRCI et Guébié à Gagnoa

Plusieurs blessés, des filles violées. La localité sous haute surveillance militaire

 

Les populations Guébié dela sous-préfecture de  Gnagbodougnoa ont eu maille à partir avec les Forces pro-ouattara (Frci) en faction dans la zone à la suite d’une sévère bastonnade  administrés par les hommes en armes à un fils du village quelques heures plutôt alors qu’il revenait de ses travaux champêtres. Les échauffourées entre les deux parties vont vite déboucher sur des destructions  massives de biens dont l’incendie  d’habitations et le viol de  nombreuses filles.

 

Des témoignages  recueillis auprès de la notabilité, des éléments des  Frci et des populations, tout est parti d'un incident survenu le jeudi 29 septembre 2011 à 16 h.

 

Un natif du village du nom d’Agodio, instituteur de son état à Ouragahio et présentement en vacances dans ladite localité,  revenait de sa plantation d’Hévéa sur son vélo, lorsqu’il a été confronté à des difficultés à  la descente de la colline qui dévale jusque dans le village. Avec la dextérité de ses jambes pour l’immobilisation de son engin dont les freins ne tenaient plus, celui-ci réussit de justesse à éviter un élément des Frci sur  sa trajectoire. Mais le soldat qui voit en cette attitude une défiance  à son autorité assène un violent  coup à l’indélicat cycliste. Ce dernier s’écroule.

 

Non satisfait,  de la première correction infligée au maître, le soldat des Frci dont l’identité n’a pas été  révélée et ses compagnons venus à sa rescousse se ruent  sur Agodio et le battent à sang avant de l’abandonner dans la  broussaille en bordure de route.  Là où il avait fait sa chute.

 

De retour des champs, des femmes, découvrent le maître dans un état critique. Elles courent  ameuter aussitôt les villageois.  La réaction de ceux-ci ne se fait pas attendre, puisque dans les minutes qui suivent, ils se rassemblent devant la base  des Frci dans le village pour protester contre le traitement de choc que venaient de faire subir les soldats à l’un des leurs. Les hommes en armes ne réagissent pas mais sollicitent du renfort en provenance de Gagnoa.

 

Dans la nuit du jeudi 29 septembre au vendredi 30 septembre 2011, pendant que les populations étaient dans les bras de Morphée, elles sont surprises par le commando des Frci qui détruit tout sur son passage. Toutes les maisons sont visitées. Pour les moins chanceux leurs gites sont partis enfumée. Le lendemain, alors que l’on croyait l’accalmie de mise,une autre tempête de violence oppose autochtones Lobi aux allogènes Bété. Cette fois, malheureusement, les exactions  vont virer à de graves violations des droits humains. Le bilan est triste. Des filles violées, d'autres tailladées à la machette, qui garderont à jamais des séquelles de cette autre barbarie humaine.

 

Informé de la situation, le sous-préfet de Gnagbodougnoa, Tra Bi Koué Jean Brice (ndlr : résident à Gagnoa par faute de logement et de véhicule) soutenu par son homologue  de Gagnoa ainsi que le commandant des Frci de la région du fromager, Lt Diomandé Vassézé se sont déportés prestement dans la localité pour apaiser les esprits. A l’heure ou nous mettions sous presse, la sous-préfecture était sous des Frci et les populations qui s’étaient réfugiées dans les broussailles, regagnaient peu à peu le village, comme l'a attesté le chef du village Gapka Joseph que nous avons rencontré en début d’après-midi hier vendredi 30 septembre 2011.


Venance KOKORA

Région du Fromager

Source : L’inter du 01/01/11

Publié dans Droit de l'homme

Commenter cet article

K

Douleur et amertum, vengeance


Répondre