VOICI POURQUOI LES PROCHAINES ELECTIONS NE PEUVENT PAS ETRE TRANSPARANTE

Publié le par thruthway

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Le Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti politique fondé par le président Gbagbo, ira-t-il aux prochaines élections législatives ou pas ? Les réponses au sein du parti divergent.

Pour les cadres du parti en exil, cela ne pourra être possible que si le Président Gbagbo recouvre la liberté ainsi que tous les autres personnalités injustement emprisonnées qui lui sont proches.

Mais au-delà d’une simple libération des cadres du parti enfermés, c’est la question de la transparence de ces élections qui est remise en cause. Comment cela puisse en être autrement, lorsque les institutions nationales qui sont chargées d’organiser ces élections  sont dirigées par des militants très engagés du RDR, le parti de Alassane Ouattara ? Ce que le camp Ouattara a critiqué et même rejeté hier, c’est exactement ce qu’il reproduit.

Voici un article, lu pour vous dans la lettre du continent, qui confirme cette suspicion légitime des cadres du FPI en exil.

 

« La différence qui sépare Alassane Ouattara de Laurent Gbagbo n’est pas si évidente qu’il y paraît. Comme son prédécesseur, le président ivoirien a installé, en juillet, plusieurs membres de son premier cercle au sein du Conseil constitutionnel. La majorité de ces personnalités ont ardemment milité pour la conquête du pouvoir, à commencer parFrancis Wodié. Figure emblématique de l’opposition à la tête du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), cet agrégé de droit constitutionnel a pris la tête du conseil. Il remplace à ce poste le malheureux Paul Yao N’Dré, contraint de se déjuger en reconnaissant la victoire d’ADO après avoir investi Laurent Gbagbo lors de la dernière présidentielle… Francis Wodié est particulièrement connu pour ses positions contre le concept d'ivoirité, dont Alassane Ouattara a été la principale victime depuis 1995.



Magistrat à la retraite, François Guéi est un proche d’Henriette Diabaté, l’ancienne secrétaire générale du Rassemblement des républicains (RDR). Guéi était l’un des responsables de la campagne d’ADO dans sa région natale de Facobly (Ouest). L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats et haut dignitaire de la Grande loge de Côte d’Ivoire (GLCI), Emmanuel Kouadio Tanoh, a également lutté contre l’"ivoirité". Pour sa part, l'avocat Hyacinthe Kabogo Sarassoro était le défenseur attitré d’Ouattara et des cadres de son parti lorsque ce dernier était dans l’opposition. Sa fille, Yolande Tanoh, a épousé le ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko. Nouveau conseiller, Boniface Ouraga Obrou est le seul Bété, l’ethnie de Laurent Gbagbo, dans la nouvelle mouture du conseil, et l’un des fondateurs du Front populaire ivoirien (FPI). Mais sa désignation ne détone pas avec les autres. Cet ancien avocat associé au cabinet de Roger Ouégnin, parent de George Ouégnin, l'ex-directeur du protocole de Félix Houphouët-Boigny, avait déjà pris ses distances avec le couple Gbagbo dès la fin des années 90. ADO aurait même offert une bourse d’études aux Etats-Unis à l’une de ses filles. Les magistrates Hortense Angora Kouassi-Sess et Suzanne Joséphine Touré-Ebah sont les seules rescapées de l’équipe en fonction sous Laurent Gbagbo ».

 

Après une telle révélation, on se demande bien si le FPI a intérêt à aller aux législatives lorsque tout est fait pour qu’il sorte perdant.

Une participation à ces élections, ne serait-ce pas  une faute politique de plus, qui va finir par consacrer la légitimité de ce pouvoir illégal ?

 

Source: cotedivoire-lavraie.

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