YOPOUGON : ACCUSEE D’AVOIR PARLE A LA PRESSE, UNE FEMME JETEE EN PRISON PAR LES FRCI.

Publié le par thruthway

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Nous écrivions récemment dans nos colonnes que des éléments des Frci basés au 16e arrondissement de Yopougon, ont, sur ordre d’un certain Kila, locataire d’un magasin et qui refuse de payer son loyer depuis 13 mois, a fait tabasser une famille du propriétaire au quartier Bel Air de Yopougon. Celle-ci a porté une plainte régulière contre son locataire dans ce même arrondissement. Cette affaire est loin de connaître une fin.

 

En effet, dans la journée du mercredi 14 septembre, le mauvais locataire qui a certainement des attaches dans ce même commissariat s’y est rendu pour convoquer dame Gnazalé, le propriétaire de la cour. Pour quelle raison ? Personne ne le sait exactement. Toujours est-il que la bonne dame, chef de famille, surprise par cette attitude de son locataire s’y est vigoureusement opposé avant de se raviser quelques minutes après.

 

Mais, au moment où elle s’apprêtait à se rendre au commissariat, elle est envahie par une cohorte d’éléments des Frci (forces pro-ouattara) qui l’embarque manu militari pour leurs locaux, avant d’être enfermée. Au motif qu’elle refuserait de répondre à la convocation. C’est donc dans les locaux du commissariat qu’elle saura son crime. Il est reproché à dame Gnazalé, selon ces éléments des Frci du commissariat du 16e arrondissement de police de Yopougon, d’avoir ébruité cette affaire dans la presse. Sur place, elle est entendue sur procès verbal. Elle explique au procédurier qu’elle n’a pas informé les journalistes. Malgré tout, elle a été gardée à vue par les éléments de cet arrondissement de police comme un vulgaire bandit aux environs de 15 heures, avant d’être libérée à 20 heures, non sans être menacée de se retrouver cette fois-ci en prison, si la presse évoque le sujet à nouveau.

 

C’est le Lieutenant de police Yapo qui suit l’affaire. Jusqu’à présent, la famille n’a eu aucune suite favorable. Le ministre de l’intérieur de Ouattara, Hamed Bakayoko est vivement interpellé.

 

Source : Le temps

Publié dans Droit de l'homme

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