ALERTE !!! « ON VEUT LIQUIDER LE PRESIDENT GBAGBO » !
Dans l’affaire d’anciens officiers français arrêtés puis relâchés par les hommes de Issiaka Ouattara, dit Wattao, commandant en second de la garde républicaine, les langues s’étaient déliées: «Ils en veulent à notre chef parce qu’il a refusé de porter l’assassinat de M. Gbagbo». La France qui avait clairement demandé à Alassane Ouattara de «couper la tête» au chef de la compagnie «Anaconda» était pointé du doigt. Même si cette affaire semble être aujourd’hui dans les cartons, l’atteinte à l’intégrité physique de Laurent Gbagbo, elle, est toujours d’actualité, à en croire une source proche du sénat américain.
En effet, les militants du Fpi aux Etats-Unis auraient demandé à rencontrer le sénateur américain, Inofe, très critique à l’endroit du président ivoirien, pour se voir expliquer l’orientation de la politique africaine de Barack Obama. Compte tenu de son calendrier très chargé, le sénateur n’a pu accorder cette audience aux «frontistes» du pays de l’oncle Sam. N’empêche, son entourage qui a reçu la délégation Fpi ne s’est pas fait prier pour attirer son attention sur le péril qui plane sur la vie de Laurent Gbagbo. Selon cette source, la coalition qui a soutenu Ouattara dans sa croisade anti-Gbagbo mijoterait de liquider Gbagbo. Parce que, selon cette hydre, l’assassinat de Kadhafi n’ayant pas soulevé une indignation dans les capitales africaines, Laurent Gbagbo ne devrait pas connaître un meilleur sort si le pire arrivait.
Sur les motivations de ce sombre dessein, on se perd en conjectures. Pourquoi liquider Gbagbo alors qu’il a quitté le pouvoir ? A la vérité, même tenu au secret, dans une pièce mal éclairée, Laurent Gbagbo, de par sa stature politique, trouble toujours le sommeil de Ouattara et de la coalition qui l’a soutenu. Cela est d’autant plus vrai que le ministre des droits de l’Homme (de Ouattara), Gnénéma Coulibaly, a déclaré récemment «qu’envoyer Gbagbo à la Cour pénale internationale pouvait décrisper la situation socio-politique». Même si on ne partage pas cet avis, il est tout de même révélateur du souci que le célèbre prisonnier des goulags du nord cause aux tenants du pouvoir. Et si on y ajoute les pressions tous azimuts des partisans du président Gbagbo, qui donnent de plus en plus de la voix, la situation ne peut que virer à l’insomnie pour le locataire du palais du Plateau. Dans ces conditions, on feuillette les annales de l’histoire, pour échafauder un schéma diabolique. En s’inspirant par exemple du modèle nigérian. Où le richissime homme d’affaires et opposant Abiola a trouvé la mort, en prison, dans conditions troubles, non encore élucidées.
Un officier Fds menace
Ils sont nombreux, ceux qui redoutent le pire pour Laurent Gbagbo. Le célébrissime avocat Me Vergès le dit d’ailleurs de façon éponyme : «Si Gbagbo sort, il va revenir au pouvoir». Certes, ses geôliers peuvent le transférer à la Cpi comme ils s’activent à le faire. Mais la camarilla au pouvoir a déjà à maintes reprises serré la main du diable. Elle peut recourir à ses nervis pour «éteindre» définitivement celui qui a osé nier la « victoire » d’Alassane Ouattara.
L’équation risque se compliquer pour le pays si on en croit des officiers proches du président. Un officier exilé au Ghana, dans l’entretien qu’il nous a récemment accordé, a voulu être on ne peut plus clair : «Si Gbagbo meurt entre vos mains, la Côte d’Ivoire connaîtra ses premiers kamikazes». Vivement que le bon sens et la sagesse l’emportent sur la haine et l’appétit gargantuesque du pouvoir.
Tché Bi Tché
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Source: Le Temps