Situation humanitaire dégradante pour les libériens réfugiés au siège du HCR à Abidjan.

Publié le par thruthway

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQaiNdVvXHaXfG_l2pvGvykE8YBLIM2ItjxdleJlNamUHUmOPj9Assis à même le sol, sur un matelas ou une natte dressée, à l'abri des arbres qui longent le carrefour "Duncan" sis aux II Plateaux, les libériens vivant en Côte d'Ivoire, précisément à Abidjan, ont trouvé refuge depuis près de trois semaines devant le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Sur les pancartes mis à cet effet, on peut lire «Sos Liberian refugee are honeless need help. Our live at risk». Traduction : «Sos refugié libérien a besoin d'aide. Notre vie est menacée». Sous le soleil ardent, devant les portes closes du HCR, plus de 500 libériens cherchent désespérément de l'aide mais surtout, protection et sécurité.

Ce spectacle désolant qu'offre ces femmes, ces enfants et ces hommes en pleine capitale économique, dans une zone où l'Etat existe, est la résultante des menaces et autres intimidations des partisants de Ouattara au seul motif qu'il serait des mercenaires au service du président Gbagbo Laurent.

Koué Olive, femme libérienne, raconte comment ils se sont retrouvés en ces lieux: «Depuis la crise post-électorale que vit la Côte d'Ivoire et qui s'est accentué le jeudi 16 décembre dernier avec les affrontements à Abidjan entre les deux camps, des personnes sont rentrées dans les quartiers où nous habitons pour nous menacer de mort, incendier nos habitations, brutaliser nos époux.

Face à ce genre de comportement d'individus gonflés à bloc contre nous qui dit-on, ont appris que le président ivoirien, Laurent Gbagbo a recruté des mercenaires libériens pour combattre aux côtés des forces de défense et de sécurité régulières, nous avons trouvé bon de nous refugier au HCR». Cette femme qui s'exprime dans un français assez correct estime qu'on leur fait un faux procès.

«Nous ne sommes pour rien dans cette affaire. Aucun libérien n'est mercenaire en Côte d'Ivoire. Qu'on n'arrête de nous assimiler à d'autres personnes. Nous vivons depuis des années en bonne intelligence avec les Ivoiriens.

Que les politiciens nous laissent tranquille», a-t-elle plaidé avant de lancer un appel aux autorités ivoiriennes et particulièrement au président de la République, Laurent Gbagbo, afin que des mesures soient prises dans des délais raisonnables pour leur permettre de regagner leurs domiciles respectifs.

A la question de savoir qui sont ceux sont qui les menacent, Olive Koué pense que ces gens sont du camp Ouattara. Elle en veut pour preuve, les propos discourtois à l'endroit du chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo lors de leur descente musclée à leur domicile.

«Quittez chez nous car, vous avez aidé Gbagbo, à tuer nos frères», scandaient a-t-elle dit, ces individus. Selon cette dernière, hier encore, ces mêmes personnes sont allées incendier les maisons dans lesquelles certains habitent dans le quartier précaire Gobelet, à Cocody.

«Nous avons peur pour notre vie, que le président fasse quelque chose pour nous», a plaidé Olive Koué. A part quelques femmes qui acceptent de parler, les hommes, eux, refusent de le faire de peur d'être pris pour cible. Chose étonnante, les portes du HCR sont closes.

C'est le même scénarios qu'on observe au niveau de la grande région de l'ouest qui fait frontière avec le Libéria.

 

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Publié dans Actualités politiques

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