Ghana/ Accra : Un réveillon pour Gbagbo. Les temps forts et les images
A l’initiative de la Coalition des patriotes ivoiriens en exil (Copie), un réveillon pour le président Gbagbo a été organisé dans la nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012 à East Legon, en plein coeur de la capitale ghanéenne, sous protection des forces de l’ordre. En présence des enfants du couple présidentiel et de la quasi-totalité des membres du gouvernement Aké N’Gbo en exil.
Les autorités ivoiriennes en exil et les Ivoiriens ordinaires n’ont pas du tout boudé l’occasion de rendre encore une fois hommage au président Laurent Gbagbo, leader charismatique d’une Afrique indépendante et souveraine, à l’occasion du «Réveillon pour Gbagbo», organisé par les leaders de la galaxie patriotique en exil, avec à leur tête Damana Adia Pickas. L’espace choisi pour la circonstance s’est avéré trop exigu pour contenir les Ivoiriens qui ont répondu présent à l’appel de la Copie pour un énième hommage au président Gbagbo, déporté injustement à La Haye. Moments d’émotion, de retrouvailles mais surtout de remobilisation des Ivoiriens autour d’une cause commune qui demeure la libération du président Laurent Gbagbo et surtout la réinstauration de la démocratie et de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire.
Débutée à 22 heures, c’est aux environs de 23 heures que la soirée va gagner en intensité avec les interventions de plusieurs autorités politiques. C’est le président de la COPIE, Damana Adia Pickas, initiateur dudit réveillon qui, le premier, va s’adresser aux nombreux Ivoiriens présents pour Laurent Gbagbo. «On aurait souhaité être à Abidjan mais nous sommes là. Nous avons été secoués, mais nous n’avons pas été ébranlés et on ne s’est pas étendus. C’est pourquoi, ce qui se passe dans notre pays doit nous servir de leçon. Ici au Ghana, nous sommes en pèlerinage et bientôt, nous allons retrouver la Côte d’Ivoire, nous allons retourner dans notre pays», a déclaré Damana Pickas. Il a dénoncé le fait que les Ivoiriens soient à la rue pendant que des gens occupent leurs maisons, leurs villages et plantations. «Que Dieu nous ramène maintenant dans notre cher pays, selon Sa volonté», a souhaité Pickas. Qui estime qu’Alassane Ouattara démontre au jour le jour qu’il ne peut réellement diriger la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, explique-t-il, pour cacher ses limites et carences à gouverner le pays, Ouattara veut une situation de confrontation permanente, de tension. «Nous n’allons pas dans le sens de la confrontation tant souhaitée par Ouattara, parce qu’il porte en lui-même les germes de la propre destruction de son régime», a fait savoir le président de la Copie.
Pour le porte-parole du président Gbagbo, le ministre Justin Katinan Koné, l’année 2012 est placée sous le signe du retour au pays natal. «Nous devons retourner et nous allons retourner en Côte d’Ivoire», a rassuré le ministre Katinan. Selon lui, le président Laurent Gbagbo va revenir pour deux raisons fondamentales : il est foncièrement innocent mais en même temps, il est l’espérance de tous les peuples enchainés. Le porte-parole a salué toute la mobilisation qui est faite au nom du président Gbagbo et déclaré que c’est cette mobilisation-là qui va le faire revenir.
Le ministre Don Mello, parrain de la cérémonie, a fait savoir à la Copie que sa mission était grande. Il a une fois encore dénoncé le caractère tribal et tribaliste du régime Ouattara. «Lorsqu’un dirigeant d’un pays considère ses propres citoyens comme ses propres ennemis, ça veut dire qu’il ne dirige pas ce pays. Il suffit tout simplement d’être un pro-Gbagbo pour perdre la nationalité ivoirienne sous ce régime. Il suffit d’être pro-Gbagbo pour ne pas bénéficier de la protection de l’Etat de Côte d’Ivoire ; il suffit d’être pro-Gbagbo pour être candidat à la mort, au chômage, au dépouillement et à l’expropriation. Il suffit d’être un pro-Gbagbo et vous constituez un danger pour ce gouvernement. Quel est ce gouvernement qui est censé gouverner tous les Ivoiriens et qui n’a de compassion et de solution que pour une minorité, moins de 10 % des Ivoiriens ?», s’interroge Don Mello. Pour lui, c’est la preuve que le régime Ouattara est perdu. C’est pourquoi, il lance un appel à la jeunesse ivoirienne : «Vous avez le devoir de restaurer la Côte d’Ivoire, mais aussi et surtout de recoudre le tissu social qui a été déchiré par le régime Ouattara». L’Afrique d’aujourd’hui n’est pas l’Afrique d’hier, a fait savoir le ministre Don Mello. Il a exhorte les leaders de la Copie, avec a leur tête Damana Pickas, à être à la hauteur de l’espoir placé en eux par les jeunes de Côte d’Ivoire.
Le ministre Assoa Adou, président de la Coordination du Fpi en exil, a appelé les Ivoiriens en exil à garder espoir. «Nous sommes dans la souffrance, mais la victoire n’est pas loin. Parce que le monde se reconstitue, est en train de changer et l’Europe est en difficulté», rassure-t-il. Avant d’indiquer que le sort des Ivoiriens est entre leurs mains. Soyez fiers de mener le bon combat, at- il déclaré à l’endroit des jeunes patriotes et de la jeunesse ivoirienne. 2012 va ramener une paix durable et définitive en Cote d’Ivoire, a-t-il conclu.
A l’occasion de cette cérémonie, le président Gbagbo a été fait homme de l’année 201, sur les terres de Kwame N’Krumah. Tous les leaders de la galaxie patriotique réunis autour de Damana Pickas, président de la Copie, étaient présents. Plusieurs ministres du gouvernement Aké N’Gbo étaient également là pour le réveillon des fils de la Côte d’Ivoire que le regime Ouattara condamne à l’exil.
Source : le Nouveau courrier