INSECURTIE GENERALISEE EN CÔTE D’VOIRE : LE PAYS PRIS EN OTAGE PAR LES MILICIENS DU POUVOIR.

Publié le par thruthway

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Tueries de populations civiles par-ci ; braquages, agressions, attaques armées, par-là. L’insécurité galopante dans le pays, depuis avril dernier, est majoritairement l’œuvre de personnes illégalement armées se disant proches du pouvoir. De sorte qu’il n’est pas exagéré de dire que la Côte d’Ivoire est prise en otage par les miliciens du régime.

 

«Quand est-ce que cette merde dans laquelle est plongé notre pays va-t-elle prendre fin ?». C’est la question que s’est posée M. Evariste Kouamé, un habitant du quartier de Yopougon, quand il a appris, hier, les affrontements entre les populations et les éléments Frci à Vavoua ayant occasionné officiellement 5 morts (6 morts, selon des sources non officielles) dans les rangs de la population. Comme M. Kouamé, c’est l’ensemble des Ivoiriens qui se plaignent de l’insécurité grandissante dans le pays, depuis avril dernier. Cette réalité est en contradiction flagrante avec les discours que le nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, tient durant ses sempiternels voyages à l’extérieur du pays où il soutient, avec peu de conviction, que la sécurité est revenue en Côte d’Ivoire. En vérité, la Côte d’Ivoire est totalement prise en otage par les miliciens du pouvoir Ouattara. Qu’il s’agisse des ex-rebelles devenus Frci ou des combattants « volontaires » du pouvoir. Partout dans le pays, ils sévissent aussi bien dans les villes que dans les hameaux où les populations vivent tétanisées par la peur. A Abidjan, l’insécurité frappe indifféremment les nationaux Ivoiriens que les populations étrangères vivant sur notre sol. Les ambassades n’y échappent pas.

 


Le récent drame de Vavoua consécutif aux affrontements entre les populations et les Frci n’est qu’une goutte d’eau supplémentaire qui a fait déborder le vase. Pour avoir refusé de répondre aux injonctions des Frci qui voulaient lui extorquer de l’argent, le jeune Fofana Adama, apprenti chauffeur de son état, est abattu par les miliciens du pouvoir. Ce qui a provoqué la révolte des populations locales. Les affrontements qui s’en sont suivis ont causé 5 morts dans les rangs des populations. Quelques jours auparavant, les éléments des Frci ont fait parler d’eux au Plateau (Abidjan). Ils ont fait une descente musclée à la Préfecture de Police pour libérer du violon deux des leurs qui ont été arrêtés avec 13 autres jeunes gens dans un fumoir de drogue, en pleine consommation de canabis etc. On voit donc que même la Police n’est pas épargnée par les miliciens du pouvoir. Elle qui a été désarmée par « le nouvel homme fort du pays » au temps fort de la crise postélectorale, de sorte que les policiers ne sont plus que de simples ornements dans les commissariats. Les éléments des Frci qui ont investi le violon de la Préfecture de Police étaient munis de kalachnikovs et de Rpg 7, des armes de guerre. Evidemment, les policiers ne pouvaient rien. D’ailleurs, un Adjudant de Police a été blessé par les assaillants.

 


Toujous la semaine dernière, d’autres éléments des Frci ont semé la peur-panique dans la commune de Yopougon en tirant des coups de feu en l’air. Ils exigeaient le paiement des primes à eux promises dans le cadre de la sécurisation des législatives dans la plus grande commune de Côte d’Ivoire. Ils avaient même tenté de prendre leurs chefs en otage. Toujours à Yopougon, des éléments des Frci basés à Abobo ont fait irruption au commissariat du 16ème arrondissement pour libérer sous la menace de leurs armes, un de leurs amis qui y avait été conduit après arrestation. Dans cette même commune, c’est tous les jours que des éléments des Frci s’attaquent aux salles de jeux vidéo des quartiers et dépouillent les adolescents de leur recette. Quand ils ne sont pas satisfaits, ils emportent tout le matériel informatique. Autres lieux, autres exactions des milices du pouvoir. A Lopou dans le département de Dabou, des éléments des Frci ont fait une descente musclée dans le village. Bilan des exactions, 1 mort, plusieurs blessés et des domiciles pillés. Les miliciens du pouvoir reprochaient aux populations du village d’avoir manifesté bruyamment leur joie après la première comparution du Président Gbagbo à la Cpi. A Aboisso, un enseignant du secondaire dénommé Jean Claude Bolé, a été sauvagement battu, hier, par les Frci. Son crime, c’est d’avoir dit dans un maquis-restaurant, au cours d’une causerie amicale, que «Ouattara a transféré Gbagbo à la Cpi pour pouvoir gouverner tranquillement». Ces propos ont irrité les éléments des Frci présents dans le maquis-restaurant qui l’ont battu à sang. En guise de protestation contre ces agissements contre la liberté d’expression, les enseignants d’Aboisso ont arrêté les cours depuis hier.

 


Deux semaines avant, c’est un autre enseignant qui a été bastonné à sang par des éléments des Frci à Ouragahio. Il lui était reproché le non-respect d’un prétendu couvre-feu que les milices du pouvoir auraient instauré dans la localité. Les exemples de ce genre, on peut les multiplier à souhait. Aujourd’hui, la Côte d’ivoire ressemble à tout, sauf à un Etat de droit. Les ex-rebelles rebaptisées Frci par le nouveau chef de l’Etat et les combattants « volontaires » du régime actuel sèment la terreur dans tout le pays sous le regard indifférent du pouvoir qui montre de plus en plus son incapacité à ramener la paix et la sécurité.





Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr

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Publié dans Droit de l'homme

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M
L'argent est un miroir magique fait de magie, des méchants, des hypocrites dans le prototype achevé avant la fuite;
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M
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C
Si vous n'avez rien, souvenez-vous, vous devez avoir une croyance.
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