Côte d'ivoire:La diplomatie française mise en mal
Contrairement à la déclaration du ministre français de la coopération, les critiques contre l'attitude de la France dans les affaires intérieures ne font que s'accroître. Le parti pris de la France trop affiché en faveur du candidat Ouattara commence a gêner dans le milieux diplomatique. C'est ce parti pris qui a gêné et qui continu de gêner la Ruissie. Elle apparaît selon l'ambassadeur de la Ruissie à Paris comme une ingérence. "La Russie, souligne-t-il, n’a pas d’intérêt particulier en Côte d’Ivoire et nous n’avons aucune préférence pour l’un ou l’autre des deux présidents de ce pays. Ce qui nous a gêné c’est que l’on a voulu, en quelque sorte, désigner un président de l’ extérieur et le représentant spécial des nations unies (en Côte d'ivoire) a surement surpassé son mandat. Il n'avait pas pour mandat de proclamer le président élu de ce pays..." (source:RFI). A côté de cette position russe, on note aussi celle de la Gambie qui dénonce une ingérence. Les manifestations contre l'attitude française commencent à se fait jour aux Etats-unis, en France et très prochainement en Angleterre.
Au niveau interne, c'est-à-dire en Côte d'ivoire, le ministre de l'intérieur Emile Guireoulou, a accusé de son côté une partie du corps diplomatique à Abidjan de tenter de retourner les responsables militaires ivoiriens en ces termes: "Depuis quelques jours, des membres civils et militaires de certaines chancelleries occidentales à Abidjan, ont entrepris d'approcher discrètement et individuellement des officiers généraux de notre armée nationale pour les persuader de faire allégeance au candidat Alassane Ouattara du RDR. Les mêmes démarches ont été entreprises auprès des responsables des organes de régulation des médias d'Etat ainsi que des principaux dirigeants des dits médias. Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire ne saurait tolérer plus longtemps l'immixtion de quelque diplomate, quel que fût son rang, dans les affaires intérieures de l'Etat de Côte d'Ivoire en général, surtout lorsque, comme c'est le cas en l'espèce, une telle intrusion a pour objet de remettre en cause les décisions officielles des institutions nationales compétentes, ou de porter atteinte à l'unité de la Nation ou à la cohésion des forces de défense et de sécurité chargées du maintien de l'ordre et de la défense et l'intégrité du territoire national". En réalité, et on le sait bien, ce message est adressé à l'ambassadeur de la France en Côte d'Ivoire.
Une situation, on ne peut le nier, qui dérange les alliés de la France au point que dans certaines chancelleries les positions très dures à l'égard de Gbagbo commencent à être revues.