LES IVOIRIENS SOUFFRENT, LE CAMP OUATTARA GASPILLE L’ARGENT PUBLIC A PARIS

Publié le par thruthway

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Alassane Ouattara surprend de plus en plus les Ivoiriens et particulièrement ses partisans qui ne suivent plus la logique de ses «solutions». Alors que la Côte d’Ivoire traverse une zone de turbulences économiques extrêmes, il invite toute sa «République» à Paris pour festoyer au frais du contribuable ivoirien.

 

Depuis sa prise de pouvoir le 11 avril dernier, Alassane Ouattara, multiplie les «virées» hors du pays. Il a effectué en moins de 5 mois une dizaine de voyages à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, exclusivement dans les pays qui lui ont été d’un soutien inestimable dans le changement de régime en Côte d’Ivoire. A peine de retour d’un séjour hexagonal, il y a 15 jours, Ouattara y est retourné depuis le week-end pour assister à la remise du prix Félix Houphouët Boigny (Fhb) pour la paix de l’Unesco. Cette fois, Ouattara n’a pas manqué d’inviter à ce banquet, au frais du contribuable ivoirien, tous les membres ou presque de sa coalition au pouvoir.

 

Abidjan s’était vidé de l’essentiel des hommes du régime actuel au pouvoir, à l’exception du Premier ministre qui avait la «garde» de la maison. Outre Henri Konan Bédié qui a pris l’habitude de représenter plus ou moins l’Etat de Côte d’Ivoire à cette cérémonie annuelle, on notait la présence des présidents d’institutions, dont Marcel Zadi Kessy, président du Ces, Charles Konan Banny, président de la Cvdr, Francis Wodié, président du Conseil constitutionnel version Ouattara, Youssouf Bakayoko, président de la Cei, Laurent Dona Fologo, ex-président du Ces, le gouverneur du District de Yamoussoukro nommé par Ouattara, Augustin Thiam. Ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, tels Patrick Achi, Kobenan Kouassi Adjoumani, Raymonde Goudou Coffie, Charles Diby, Ahoussou Jeannot, et de Kouadio Konan Bertin (KKB) et Zié Daouda Coulibaly du Pdci. Et bien d’autres personnes transportées, nourries et blanchies aux frais de l’Etat de Côte d’Ivoire dans une situation de crise économique profonde, où les recettes prennent rarement le chemin des caisses de l’Etat, du fait du rançonnage sauvage des Frci (Force pro-ouattara) qui continuent d’avoir une mainmise sur des secteurs vitaux de l’économie.

 

A tout ce monde déjà pléthorique, l’on doit bien sûr ajouter les membres des différentes délégations qui les accompagnent, forcément pléthoriques. Dans une période difficile et pour l’Etat et pour les Ivoiriens. Comment le super-économiste qu’est Ouattara peut-il, dans une telle situation, se jouer les «boucantiers» (personnes enclines aux gaspillages, ndlr) avec le peu de ressources que collectent les régies financières ? Il ne peut chanter l’hymne à la bonne gouvernance le matin et multiplier les dépenses superflues le soir. La situation financière de l’Etat, ce n’est un secret pour personne, est très préoccupante.

 

Pendant que l’Etat vient de lancer un emprunt obligataire dans l’objectif de renflouer quelque peu ses caisses, que les régies financières ont du mal à se retrouver après 5 mois, que la Côte d’Ivoire est obligée de quémander de l’argent ne serait-ce que pour payer ses fonctionnaires (une première en 51 ans d’indépendance), les Houphouétistes au pouvoir s’offrent une semaine de villégiature au frais du contribuable. Pour disent-ils assister à la remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix, où leur «hôte», le président français, n’était même pas présent. Les Ivoiriens ont des raisons de désespérer.

 

 

Par Frank Toti (Le Nouveau courrier)

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Publié dans Actualités politiques

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