Malgré les pressions de Banzio, BLOLEQUIN REAFFIRME SON ATTACHEMENT AU FPI
L’émotion était à son comble le samedi 10 septembre dernier à Zeaglo dans le département de Bloléquin. Après de long mois d’absence, les cadres du Fpi et de La majorité présidentielle (LMP) fils du département de Bloléquin qui ont foulé au nouveau le sol de leurs ancêtres pouvaient se rendre compte de la souffrance de leurs parents et de la précarité de la situation.
Tous ont pleuré à chaudes larmes au cours de la rencontre qui a eu pour cadre l’enceinte de la brigade de gendarmerie en ruine à cause des actes de violences des partisans de Banzio dont le délégué départemental Kai Deazon Léopold du PDCI est l’homme de main. Conscient que la LMP avait remporté la présidentielle à plus 96%, ce dernier multiplie les actes d’intimidation pour éviter le retour des fils de la région réfugiés au Liberia accusés d’être des partisans de Gbagbo ainsi que les cadres de la LMP. Alors qu’il parle de réconciliation.
Les têtes couronnées présentes, avec à leur tête Ouli Diei, chef central de Zeaglo, ont renouvelé leur attachement au Fpi et au président Gbagbo dont ils exigent la libération. Ils demandent également le retour d’exil de leurs fils « Gossio Marcel, et autres». M. Degnan Bertrand, chef de Gueya, a déclaré, au sujet des législatives à venir, que les habitants de Bloléquin n’attendent rien des scrutins législatif à venir. Dans tous les cas, dira-t-il, ils n’ont plus de pièces pour voter, la quasi-totalité des maisons ayant été incendiées brulées. « Nous n’avons plus de pièces d’identité, de cartes d’électeurs et on parle de vote. On vote avec quoi ? », s’est interrogé le chef du village qui précise que c’est grâce au PAM et aux ONG qu’ils sont encore en vie, ne pouvant aller au champ à cause des dozos armés.
Avant l’intervention des chefs de Bloléquin, c’est Mme Blehidé Pierrette, chef de la délégation des cadres qui ont effectué le déplacement, qui a transmis un message de réconfort aux populations auxquelles elle a rendu un hommage appuyé. «Nous sommes venus au nom des cadres et de vos enfants vous traduire notre réconfort et notre compassion à cause des moments difficiles passés pendant la guerre postélectorale. Le président Gbagbo va bien et vos enfants se portent bien également», les a-t-elle rassurés. Le président Gbagbo est inquiet de l’éparpillement des cadres du parti et affiche sa détermination à continuer le combat, révèle-t-elle.
Puis elle a instruit les populations sur les conditions du FPI pour aller aux élections législatives qui pointent déjà. Il s’agit, entre autres, de la libération de Laurent Gbagbo, la libération des cadres emprisonnés injustement par le pouvoir Ouattara et le dégel des comptes.
Source : Le Nouveau Courrier. Cliquez ici pour télécharger en intégralité le numéro de ce jour.