SORO GUILLAUME ET OUATTARA DIGNES CANDIDATS DE LA CPI. EPISODE N°1

Publié le par thruthway

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Les enquêtes demandées par le camp Ouattara pour faire inculper le président Gbagbo par la Cour pénale internationale (CPI) sont entrain de se retourner contre les initiateurs qui pensaient échapper à la justice internationale. Ceux qui s’attendaient à ce que la juridiction internationale indexe directement et uniquement Laurent Gbagbo et ses proches, doivent à présent faire face aux enquêteurs de la Cpi. Et en la matière, ils ne sont pas aussi saints qu’ils le prétendent. A ce jeu, ce ne sont plus seulement le président Gbagbo et ses proches qui doivent trembler, mais également Alassane Dramane Ouattara, Guillaume Soro Kigbafori et leurs soldats. Car les crimes de sang commis par ces derniers sont légions.

 

Ce sont par exemple:

 

Les massacres de Duékoué

L’assassinat du ministre Désiré Tagro

Les tueries de Soubré et Sago

Les populations brulées vives d’Anonkoua-Kouté et de Yopougon

Les policiers égorgés et brûlés vifs d’Abobo (Pk18)

Les gendarmes désarmés, égorgés et jetés dans une fosse commune à Bouaké

Le massacre des danseuses d’Adjanou à Sakassou

Des jeunes tués et jetés dans une fosse commune à Katiola, etc.

 



Qui sont les commanditaires et les exécutants de ces tueries ? Pour qui et pourquoi ces massacres ont-ils été commis ? A ces questions, le chef de guerre, Koné Zakaria, avait donné une réponse sans équivoque lors d’un meeting en 2003 dans le nord du pays. « Celui qui vous dit que c’est pour IB qu’on a pris les armes, c’est faux. On a pris les armes pour Alassane Dramane Ouattara. C’est Alassane qui nous envoyait 25 millions de francs, chaque mois au Burkina Faso où nous étions en préparation », avait-il avoué.

 

Quant à Guillaume Soro Kigbafori, porte-parole de la rébellion armée et secrétaire général de ce mouvement, il ne peut pas aussi facilement dégager sa responsabilité. Elle est d’ailleurs bien établie. La preuve :

 

Il s’est lui-proclamé « chef suprême » des forces armées des forces nouvelles (Fafn), la rébellion armée du nord, « commandant » des Frci, créées les 17 mars 2011 en plein cœur des batailles de l’ouest (Duekoué, Touleupleu, Daloa) et d’Abidjan. Et enfin le « seul et vrai chef du commando invisible », selon propos de Adama Toungara, ministre du gouvernement Ouattara dirigé par Soro Guillaume lui-même.

 

A travers le dossier ivoirien, la Cpi joue sa crédibilité et son image fortement ternie en Afrique où la majorité de l’opinion publique accuse cette juridiction d’être instrumentalisée par les puissances occidentales au gré de leurs intérêts sur le continent. Et des régimes qu’ils soutiennent.

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Publié dans Droit de l'homme

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