Le retour de Ouattara à Abidjan incertain, voici pourquoi

Publié le par thruthway

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En prenant la décision d'interdire aux « aéronefs de l’Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) et ceux de l’opération Licorne (...) de survol et d’atterrissage sur toute l’étendue du territoire de la République de Côte d`Ivoire », le gouvernement ivoirien rend hypothétique le retour d'Alassane Ouattara. Car désormais il sera obligé de solliciter une autorisation d'attérissage sur le sol ivoirien à ce gouvernement, qu'il ne reconnaît pas pourtant.

Ce sont en effet les  aéronefs de l’Opération des Nations unies (Onuci) et ceux de l’opération Licorne qui assurent sont déplacement en Côte d'Ivoire.

Selon le communiqué du gouvernement « toute autre opération exceptionnelle de survol et d’atterrissage est soumise à autorisation préalable du ministre des Transports ». Ce qui signifie qui si Alassane tient à retourner à Abidjan et se fait transporter par l'onuci et la licorne, il devra formuler une  demande d'autorisation à un gouvernement dont-il ne reconnaît pas la légitimité.

S'il le fait, c'est sera reconnaître de fait, le pouvoir du président Gbagbo. Une erreur que ces propres militants ne pourront pas lui pardonner. Et ça sera finit pour lui politiquement.

S'il ne le fait pas, il lui sera impossible de retourner à Abidjan. Et son absence risque de démotiver ses sympathisants. 

La seule possibilité qui lui reste, selon nous, c'est d'amener l'onuci et les forces licornes à braver cette interdiction. Dans ce cas, quelle sera la réaction du gouvernement et de l'armée nationale?  A ce niveau, le communiqué du gouvernement ne dit rien. Question de stratégie?

Les jours à venir nous situerons.

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B

Mission impossible, il reviendra tranquillement par la même porte qu'il à emprunter pour partir.

Il n'ya pas de frontière au Nord, il suffit à quiconque de descendre au Mali ou au Burkina pour entré en côte d'ivoire en voiture, comme dans un moulin.

Ceci est dont sans effet pour Dramane.
Je ne comprend pas pourquoi de telles décisions ne sont prises que maintenant. a force de prendre des décisions tardive comme des amateurs dormant dans une église, il risque d'arrivée des bricoles
au Président Laurent Gbagbo.

Quant on decide de fermer son ciel, ou de le maintenir sous blocus pour certains aéronef, on se prepare en garçon.Ce qui veut dire que les bateries Sol-Air sont positionner sur les couloirs de
navigation. J'ai peur de voir la Licorne et l'ONUCI narguer les Ivoiriens depuis le ciel d'Abidjan ce week-end.

En cas de violation du territoire, la destruction de leurs appareils s'impose, sinon ce sera une preuve de faiblesse et de honte pour les ivoiriens


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J

La Résolution 1911(2010) de l'ONU précise que le mandat du Représentant spécial du Secrétaire général en côte d’Ivoire est de certifier toutes les étapes du processus électoral. Cette certification
obéit à cinq « points de référence » exposés dans le XVIè rapport du secrétaire général distribué le 15 avril 2008.

Selon ce rapport, le Représentant doit déterminer :
« a) si les conditions de sécurité pendant la période précédant les élections sont propices à la pleine participation de la population et des candidats ;
b) si le processus électoral est ouvert à tous ;
c) si tous les candidats ont un accès équitable aux médias d’Etat et si ceux-ci demeurent neutres ;
d) si les listes électorales sont crédibles et acceptées par toutes les parties ; et
e) si les résultats des élections sont déterminés à l’issue d’un dépouillement transparent et accepté par tous ou contesté de manière pacifique par les voies appropriées »

Les cinq points de référence ci-dessus constituent le mandat du Représentant du Secrétaire général et n’interfèrent évidemment en rien dans la loi ivoirienne, en premier lieu la Constitution et la
loi électorale qui fixent les règles concernant l’organisation des élections et la proclamation des résultats, ainsi que la compétence de la Commission Electorale Indépendante (organe
administratif) et du Conseil Constitutionnel (organe judiciaire supérieur et juge de la constitutionnalité des lois).
Et pour continuer avec la Constitution ivoirienne:

L’article 94 de la Constitution ivoirienne dispose, dans son alinéa 2, que « Le Conseil statue sur (…) les contestations relatives à l’élection du Président de la République (…) et proclame les
résultats définitifs des élections présidentielles ». L’article 98 du texte constitutionnel pose que « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles
s’imposent aux Pouvoirs Publics, à toute Autorité Administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale ». Il ressort de ces deux articles :
-qu’il revient au Conseil constitutionnel et non au président de la CEI ou à un haut fonctionnaire de l’ONU de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles de Côte d’Ivoire
;
-que toute décision du Conseil constitutionnel s’impose à la CEI et à l’ONUCI.

Notons que le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU avait respecté le droit ivoirien lors du premier tour des élections comme l’indique le XXVIè rapport sur l’ONUCI. Ce rapport note
que « le 6 novembre, le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle, validant ainsi les résultats provisoires annoncés par la Commission
électorale (…) le Représentant spécial du Secrétaire général a expressément certifié le 12 novembre les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en se fondant sur le cadre de
certification mentionné au paragraphe 32 du XVIè rapport sur l’ONUCI [cité ci-dessus]. Le Représentant spécial a suivi et analysé de près le processus électoral, notamment (…) l’annonce des
résultats provisoires par la Commission électorale indépendante et la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel. Après avoir analysé et évalué de façon approfondie les
résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle, il est parvenu à la conclusion que l’ensemble du processus, depuis son lancement jusqu’à la proclamation des résultats définitifs,
avait été pacifique et démocratique et que les résultats de l’élection avaient été déterminés de façon transparente. »

Je viens donc de vous prouver que c'est le Conseil constitutionnel ivoirien qui est mandaté et qui a la juridiction nécessaire afin de proclamer un vainqueur, et ce à l'aide de documents officiels
de l'ONU. Trouver moi des sources plus fiables pour défendre un autre point de vue qui ne tient plus
Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux Pouvoirs Publics, à toute Autorité Administrative, juridictionnelle, militaire et à toute
personne physiques


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J

La Côte d’Ivoire était devenue un pays riche dans les décennies qui avaient suivi son indépendance en 1960. On avait parlé de « miracle ivoirien », avec une économie reposant en grande partie sur
la production de cacao dont le marché était très en pleine ascension. Aujourd’hui, ce pays a vocation à redevenir riche lorsque la guerre sera finie. Car, pleine de ressources, la Côte d’Ivoire est
un pays qui promet beaucoup. C’est justement cela qui est à l’origine du malheur actuel de son peuple en proie à la guerre.
L’acharnement musclé de Nicolas Sarkozy à vouloir coûte que coûte, avec l’aide de l’ONU, installer Alassane Ouattara à la présidence de la Côte d’Ivoire donne à réfléchir. Quel que soit le résultat
réel de l’élection — tout de même, si Ouattara était si sûr de son succès, il va de soi qu’il accepterait de recompter les voix, ce qu’il refuse obstinément — on a du mal à comprendre pourquoi le
président de la République française s’évertue à s’ingérer dans ce dossier ivoirien, ouvertement fin 2010 en exigeant lui-même le départ du président Gbagbo, sournoisement depuis février en
intensifiant l’action militaire de la Force Licorne en appui des mercenaires de Ouattara.
On pourrait être tenté de penser que Sarkozy en veut personnellement à Gbagbo, mais cette seule hypothèse ne pourrait pas expliquer cet entêtement à vouloir l’éliminer. L’explication est
ailleurs.
La Côte d’Ivoire est une contrée qui a d’énormes ressources naturelles. C’est un pays côtier du Golfe de Guinée dont l’activité portuaire est considérable. L’ensemble du territoire ivoirien est
bien irrigué par trois grands fleuves et la plupart des terres sont très fertiles et favorables à de nombreuses cultures, dont celles du cacao et du café ne sont que deux exemples parmi tant
d’autres (hévéa, cola, mangue, bananes, ananas…).
Les forêts occupent une superficie importante et représentent un potentiel sylvestre majeur et d’exploitation aisée.
De plus et surtout, le sous-sol est encore peu exploité : on sait depuis longtemps qu’il renferme beaucoup de fer que convoitent la France — qui n’a plus une seule mine de fer — et les États-Unis,
et plus récemment que plusieurs gisements de pétrole représentent un fort potentiel à exploiter.

Il faut encore citer le cuivre, l’or et certainement d’autres minerais non encore découverts ou révélés… Si l’on ajoute à toutes ces richesses une situation géographique stratégique, notamment face
au Maghreb, un peuple agréable, travailleur et non belliqueux — c’est bel et bien Alassane Dramane Ouattara qui a amené la guerre dans ce pays avec l’aide du Burkina Faso et d’une partie de son
peuple —, on comprend que la Côte d’Ivoire soit tellement convoitée.
Or, Alassane Ouattara est l’ami de Sarkozy et des États-Unis : c’est un tentacule du néocolonialisme.
Le président français est ainsi décidé à tout faire pour imposer Ouattara, de façon à reprendre le contrôle du pays. L’élection falsifiée a été un stratagème mûrement réfléchi pour y parvenir. Mais
c’était sans compter sur la détermination de Laurent Gbagbo et de son peuple intelligent, lucide et courageux.


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N

C'est un bon projet. Il faut fermer les frontières maintenant et communiquer son nom à toutes les compagnies aeriennes comme personna non gratta.


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