A quel jeu joue Eugène djué, cadre du FPI ?
Alors que la récente réunion du Conseil National pour le Résistance et pour la Démocratie (CNRD) a produit une déclaration claire quant à la participation du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de ses alliés, dans le futur gouvernement de Ouattara, Eugène Djué semble vouloir noyer le "poison dans l'eau".
En effet, L’ex-directeur de campagne de Laurent Gbagbo à Diabo dans la région de Bouaké, Eugène Djué, s’est prononcé hier mardi 31 mai 2011, lors d’un point de presse à Adjamé, sur l’entrée ou non du Front populaire ivoirien (FPI) dans le nouveau gouvernement d’Alassane Ouattara. Il a affirmé sans détour que son parti n’a posé aucun préalable quant à sa participation au nouveau gouvernement. « Le FPI n’a pas fait de chantage, le FPI n’a pas posé de condition préalable. Le discours du président Mamadou Koulibaly a été très clair. Ce sont des points soulevés, nous cherchons à rencontrer les autorités pour en discuter. Ce ne sont pas des préalables », a déclaré M. Djué, appelant les Ivoiriens à éviter les interprétations tendancieuses.
Les problèmes qu’il a posés sont entre autres la sécurité des leaders, des cadres et des militants de La Majorité Présidentielle (LMP) et du FPI, après cette crise postélectorale meurtrière. Il a aussi parlé de la libération des leaders incarcérés et de l’ex-président Laurent Gbagbo, assigné à résidence à Korhogo. « Le FPI sait réellement ce qui se passe, et a demandé que certains problèmes soient réglés ; sinon discuter avec les autorités pour que l’entrée au gouvernement contribue effectivement au retour à la normale », a-t-il poursuivi. Eugène Djué a noté que son parti politique est responsable et a conscience de la situation qui prévaut.
Selon lui, le FPI et les Ivoiriens savent comment et pourquoi les leaders et de nombreux militants ont été emprisonnés. « Donc il serait peut-être utopique, peut-être trop léger de penser que par une simple déclaration, nous allons pouvoir obtenir leur libération », a-t-il souligné. Le plus important pour lui alors reste la sécurité des militants qui sont toujours l’objet d’exactions dans les quartiers, les villes et les villages.
Source: Autre presse