Côte d’ivoire : Des tirs à l’arme lourde entendus hier à Bangolo
Lu pour vous dans le quotidien Soir info du 03/01/ 2012
Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 02 janvier 2012, la ville de Bangolo a été secouée par les coups de feu. C’est autour de 02h25 mn que les première détonations ont été entendues dans les environs de Gouégui, un village dans la commune de Bangolo. Ces tirs qui ont été d’une rare violence on durée environ 5 mn environ, puis se sont déplacés vers le centre-ville. Il s’en est suivi une coupure d’électricité quelques instants après. Alors qu’on croyait les tirs définitivement arrêtés, ceux-ci ont repris de plus bel aux environs de 3h du matin, avec cette fois-ci des armes lourdes dans la partie sud de la localité, c’est-à-dire l’axe menant à la ville de Duékoué.
C’était la grande frayeur au sein de la population. Certaines personnes ont trouvé refuge dans la broussaille ou dans des campements proches. A Gouégui, même d’autres personnes ont pratiquement passé la nuit dehors, attendant le jour prendre la fuite. Joints au téléphone dans la matinée du lundi, les lieutenants Kambiré Komboum, commandant de la brigade et Soro Malick, commandant des frci n’ont pas donné d’informations précises sur l’évènement. Selon le commandant des Frci, seul le préfet était apte à fournir des informations sur ce fait, quand le commandant de brigade nous disait qu’une enquête était en cours pour situer les responsabilités.
Mais selon des renseignements recueillis auprès des populations, les hommes ayant tiré étaient des éléments des Frci. Selon d’autres sources, c’étaient des tirs de dissuasion des Frci pour faire échec à une tentative de braquage de domiciles dans le village de Gouégui. C’est la deuxième fois, en une semaine que des coups de feu sont entendus dans cette région. Déjà, le jeudi 30 Décembre 2011 des coups de feu auraient été tirés par un élément mécontent des Frci suite à une altercation avec un jeune du village de Gohouo. Informé, le préfet de région s’y est rendu pour éviter le pire.