COTE D'IVOIRE: Pour Noël, on regarde sans toucher aux jouets
© koaci.com - Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Mais une semaine avant la demi-finale c’est-à-dire Noël, la tendance financière reste inchangée. Bref, les Ivoiriens sont « moisis » et craignent pour la plupart de ne pas pouvoir offrir de cadeaux à leurs enfants.
Le constat sur divers sites commerciaux d’Abidjan notamment au grand carrefour de Koumassi (carrefour Dja Konan), au Forum des marchés d’Adjamé et au marché de Belleville à Treichville, ce samedi 17 décembre, nous a montré des hommes et des femmes très préoccupés. J.M. Téhéhouon, agent de sécurité à Siga déplore le fait que le prix des jouets ne soit pas à sa portée. Les yeux rivés sur des poupées et des vêtements pour enfants ; il se gratte la tête. « Il n’y a pas d’argent. Je ne sais même pas comment je vais m’arranger pour offrir ces jouets à mes enfants » affirme ce père de famille de cinq enfants. En effet, ce dernier avoue là son impuissance à une vendeuse à Adjamé. « Une poupée à 3000 fcfa et les robes à 5000 fcfa. Ce ne sera pas facile.
Il faut dire que les étales et les tables abondent de marchandises. Sans oublier qu’on en installe à même le sol avec la seule intention d’attirer la clientèle. On trouve un peu de tout. Des voitures électriques en passant aux vélos. Mais lorsque les clients viennent et y jettent que des coups d’œil avant de repartir sans rien acheter. « Quand on donne le prix des articles aux gens qui viennent ; ceux-ci abandonnent aussitôt le marchandage » déclare Haroun Issouffou, commerçant à Treichville. C’est le cas de cette dame qui entraînée de force par ses enfants dans un magasin de libanais situé sur Nangui Abrogoua, s’est vu contrainte de faire volte-face avec ces derniers. « Vraiment si les virements ne sont pas faits avant la fête de Noël et si les prix restent en l’état, je doute fort de satisfaire mes enfants comme je le faisais » a-t-elle redouté.
Ainsi, pour les commerçants qui croyaient avoir eu le nez creux, en passant de grandes commandes, l’heure est déjà au regret. Ils montrent un air d’inquiétude. Selon Danon Pacôme, vendeur de friperie au marché de Dja Konan, à Koumassi, même si ces habits ne sont pas périssables, il reste pour autant que leur valeur prendra un coup. « J’ai commandé des articles et marchandises qui sont à la mode. Passée la fête, ils seront démodés. Et les prix seront bas. Il faut qu’un miracle se passe sinon je ne pourrais pas retirer le prix d’achat» laisse-t-il entendre.
Au vu de qui précède chacun usera de la meilleure stratégie. Afin que ces fêtes de fin d’année, les premières du genre que l’on passera sans les bruits de bottes ni de canons puissent connaître un total succès.