DE SUCCES EN SUCCES. LA PREUVE PLUS QUE JAMAIS QUE OUATTARA ET SES SOUTIENS ONT MENTI
Décidément, les choses se passent bien, pour le moment, pour le président Laurent Gbagbo à La Haye. Ses avocats conduits par Me Emmanuel Altit, auront de quoi fouiller et bêcher pour retrouver les traces des exactions commises par la rébellion ivoirienne qui a endeuillé toute la Côte d’Ivoire pendant un peu plus de 9 ans. Depuis le 29 décembre dernier, les autorités de la CPI ont donné l’ordre à leur responsable financier de considérer Laurent Gbagbo comme financièrement indigent. Donc habilité à recevoir les finances qu’il faut de la part de la CPI pour sa défense. Déjà, 50 millions de FCFA et plus ont été décaissés pour le remboursement des sommes sorties jusque-là par la défense pour préparer le dossier mais aussi pour la suite.
Avec cette décision ô combien importante pour la défense, son client et une frange importante de la population ivoirienne et africaine, c’est un autre succès que vient de remporter Laurent Gbagbo. Cela après bien entendu l’éclatant succès de sa première comparution le 5 décembre dernier. Une prestation que le monde entier a saluée vu que l’accusé qu’il est a montré sa maîtrise du sujet et fait preuve d’une grande aisance devant les micros. Mais au-delà, c’est une grosse défaite pour le camp Ouattara qui a accusé et continue d’accuser Laurent Gbagbo de détenir d’importants avoirs à l’étranger.
C’est d’ailleurs sur la base de ce grossier mensonge que le pouvoir dit avoir inculpé Laurent Gbagbo pour crimes économiques. Pendant cinq semaines, l’huissier de la CPI s’est promené à travers le monde pour rechercher les comptes bancaires du président Laurent Gbagbo. Il n’a rien trouvé. Fatigué, épuisé à l’extrême, il a déposé ses valises à La Haye et a indiqué à ses patrons n’avoir eu aucune trace des comptes remplis de milliards dont Ouattara et ses ouailles ne cessent de parler. Aujourd’hui, pour dire comme un ainé, toutes les fadaises de crimes économiques attribués à Laurent Gbagbo sont à terre.
La vérité qui dormait profondément comme du bois mort, lorsque le mensonge a pris son avion Super Sonic, se réveille peu à peu. Et déjà, le voile se déchire. Laurent Gbagbo les avait prévenu lors de sa première comparution: «Madame doucement, doucement, on ira jusqu’au bout».
Abdoulaye Villard Sanogo