Le FMI propose son aide aux pays voisins qui subissent les effets de la crise ivoirienne

Publié le par thruthway

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRG0YGTLnoI7mPDK3zuDyxRhejsalcrCFmx-SaE06O0-qdiV3h9jwLes pays voisins qui ont soutenu la France dans sa guerre économique contre la Côte d'Ivoire subissent actuellement les effets de cette guerre. Les prix des denrées de premières nécessités connaissent une hause.

Au Burkina par exemple, et selon le site burkinabé "souslemanguier",  Le déclenchement de la première crise en 2002 en Côte d'Ivoire avait déjà été durement ressenti dans la ville de Bobo-Dioulasso, et aujourd'hui, la ville est frappée par les effets de la crise post-électorale.  


Les marchandises ne rentrent plus comme de par le passé. Les bananes, les avocats ou l'attiéké de la Côte d'Ivoire se font de plus en plus rares sur les marchés. Face à cette situation, les vendeuses de ces produits connaissent une baisse de leurs activités commerciales. 


C'est du moins ce qu'a laissé entendre Aïcha Kaloga, vendeuse de fruits à la gare ferroviaire de Bobo-Dioulasso. "Certains des fruits que nous vendons viennent pour le moment de la zone rebelle. Ils coûtent cher, mais nous n'avons pas le choix".

C'est pareil au Mali. M. Bokari Dicko, directeur de publication d'un journal malien, explique que les difficultés ont commencé précisément, lorsqu'à la faveur du second tour de l'élection présidentielle, un couvre-feu et la fermeture des frontières ont été décidés en fin novembre 2010. Très vite les prix des produits de première nécessité ont pris l'ascenseur. L'enlèvement de plus de 30 mille tonnes de marchandises du port d'Abidjan par 300 camions maliens, à la mi-décembre, n'a quasiment pas ramené la quiétude. La flambée des prix s'est maintenue. Ainsi, le prix du litre de l'huile de palme est passé de 800 à 1200 francs. Le kilogramme de sucre coûte aujourd’hui 650 francs au lieu de 450 francs comme par le passé. D'autres produits, comme le gaz butane, déjà sujets à une pénurie récurrente, sont devenus encore plus rares, commente Bassirou Traoré, revendeur de gaz dans les environs du grand marché de Bamako.

Pour atténuer les effets de la crise ivoirienne sur les pays de la CEDEAO et en même temps éviter un mécontentement général contre la politique suicidaire de la France et de l'union européenne, Le Fond monétaire international (FMI) s’est dit prêt à aider ces pays voisins touchés par les conséquences de la crise économique ivoirienne, rapporte l’AFP. Caroline Atkinson, la directrice des Affaires étrangères, a affirmé :"Nous déplorons les violences, et avons hâte (...) que soit trouvée une solution". Elle a reconnu toutefois que la crise ivoirienne aura des implications dans toute la région.


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Publié dans Economie

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