Pourquoi l’Afrique ne se développe pas?

Publié le par thruthway

Le continent n'exploite pas ses nombreuses richesses et n'a pas su tirer les leçons des modèles sociopolitiques expérimentés à travers le monde.

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C’est une lapalissade de dire que l’Afrique est un continent riche, tant elle regorge de ressources naturelles. Même ci celles-ci ne sont pas inépuisables, l’Afrique est encore riche de ses terres en grande partie cultivables et de ses ressources humaines. Et pourtant, elle peine à se développer —c’est le moins que l’on puisse dire.
Au lieu de tirer leçon des succès et des échecs des modèles de développement qui ont été expérimentés de par le monde, elle continue à s’engluer dans ses politiques stériles. Plusieurs facteurs essentiels sont la cause de cette situation.

La faillite des politiques

Depuis la fin de la colonisation, presque tous les pays africains ont été dirigés par une élite sans vision politique à moyen ou long terme. Cette élite, qui s’est substituée aux anciens colonisateurs, a été incapable d’ambition et s’est davantage préoccupée d’elle-même que des peuples dont elle prétend défendre les intérêts. Résultat: le système colonial a été purement et simplement perpétué sous une autre forme dans les domaines politique, économique et culturel au fil des années. A cela, il faut ajouter l’insécurité de l’environnement économique qui ne favorise pas les investissements, et le règne de l’informel.
L’indépendance est donc devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales. Faute de réflexions endogènes ou prospectives et de volonté politique en vue d’amorcer un changement par une synergie d’actions, les politiques actuelles sont une navigation à vue. Les Etats sont gérés à la petite semaine par les dirigeants, juste le temps d’accomplir les hautes charges qui sont les leurs.

Le marché de consommateurs

Il n’y a pas meilleur marché de consommation que l’Afrique. C’est ce que nous appelons, avec un certain humour, dans nombre de pays africains les «receveurs universels». Comment peut-on se développer quand on consomme tout ce qui vient de l’extérieur sans distinction et qu’on ne produit rien, ou pas grand-chose?
Le comble, c’est que beaucoup d’Africains ont le complexe suranné de la préférence étrangère. Même quand ce qui est produit localement est de bien meilleure qualité que ce qui est importé. L’extraversion est non seulement un phénomène économique, mais aussi culturel. Et cette tendance doit être inversée par la création et la recherche de qualité, afin que les produits africains puissent être concurrentiels à l’échelle internationale.
L’Afrique ne doit pas être uniquement un marché de consommateurs —bien au contraire, elle a tout intérêt à se lancer dans la production tous azimuts. En effet, les Africains doivent encore prouver, comme qui dirait, qu’ils ne savent pas jouer que du banjo.

La négligence de l’agriculture

L’agriculture a toujours été reléguée au dernier rang des activités humaines en Afrique. Le paysan est considéré comme un citoyen de seconde zone. C’est le moins que rien. La plupart des Africains veulent être des commis de l’Etat. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, tous les pays africains font de l’agriculture la base de leur développement. Mais ils ne font rien pourtant pour développer cette agriculture. Et ce n’est qu’un euphémisme.
Il faut bien le dire, depuis l’époque de la pierre, l’Afrique n’a remplacé l’outil agricole que par le fer. Rien de plus. Ce n’est pas avec la houe et la daba que l’Afrique peut se rendre autosuffisante alimentairement avant de parler de développer son agriculture à des fins de commercialisation ou de transformation. Comme les résultats d’investissements dans ce secteur ne s’obtiennent qu’à moyen ou long terme, cela intéresse peu les investisseurs étrangers et les Etats eux-mêmes.
Pourtant, cela concerne la presque totalité de la population du continent. Avec une démographie galopante et undérèglement climatique qui s’accentue d’année en année, les moyens agricoles traditionnels ne peuvent plus nourrir les nombreuses bouches du continent tant qu’ils n’évolueront pas. Et un homme qui a faim est un homme qui ne pense pas, et par conséquent ne se donne pas les moyens de son développement.

L’inadéquation du système éducatif

Plus de cinquante après les indépendances de la plupart des pays d’Afrique, le système éducatif ne s’est toujours pas adapté aux réalités du monde actuel et à l’évolution des sociétés africaines. L’enseignement élémentaire reste encore un luxe pour la majorité. Et l’enseignement supérieur ne forme en grande partie que des diplômés sans emploi, incapables d’entreprendre ou de s’insérer dans la vie active dès qu’ils quittent leur formation.
Malheureusement, dans un tel contexte, l’enseignement technique et professionnel qui devrait être privilégié demeure le parent pauvre du système éducatif africain. C’est une des questions essentielles du développement de l’Afrique à laquelle il convient absolument d’apporter une solution adéquate. 

L’instabilité sociopolitique

On peut compter sur les doigts d’une seule main les pays africains qui peuvent se targuer d’avoir connu une longue stabilité sociopolitique. Or celle-ci est une condition sine qua non du développement. L’Afrique souffre de la faiblesse de son organisation sociale et politique. Tant et si bien que la conjugaison des conflits internes et des appétits voraces externes que suscitent ses richesses ne sont pas pour la prémunir de crises plus ou moins graves.
L’une des raisons à cette instabilité chronique et récurrente est la difficulté à s’approprier les principes de la démocratie. Qu’ils accèdent au pouvoir, au pire par un coup d’Etatsuccession dynastique ou au mieux par des élections passablement démocratiques, les chefs d’Etat africains finissent la plupart du temps par succomber à la tentation de la dictature. Grâce à l’absence d’armées républicaines, à la corruption, à l’analphabétisme d’une grande partie des peuples, au clientélisme, au culte de la personnalité et tutti quanti. Toutes choses qui engendrent des conflits sociopolitiques. De manière inconsciente ou non, les peuples africains sont eux-mêmes des usines à dictateurs. 

La corruption

La corruption est un véritable fléau en Afrique, qui touche particulièrement les élites. En l’absence d’initiatives individuelles ou collectives de production de richesses, l’Etat reste la seule vache à lait. La politique est ainsi le plus grand pourvoyeur d’emplois et le seul moyen de s’enrichir de façon licite ou illicite sans travailler. Cet état de fait inhibe toute initiative et transforme certains agents de l’Etat, mais surtout ceux qui sont au pouvoir ou proches, en de véritables sangsues. Les économies en sont du coup gangrénées.
Si l’argent qui part en fumée au moyen de la corruption était effectivement investi en faveur des populations, l’Afrique aurait fait un grand bond en avant sur la voie du développement. Mais qui refuse de gagner de l’argent sans travailler? Ils ne sont pas légion, ces agents de l’Etat ou hommes politiques en Afrique. De nos jours, ils sont malheureusement comme des espèces humaines en voie de disparition.
La bonne gouvernance n’est pas le fort des dirigeants africains. Bien au contraire, c’est ce qui leur permet de rester au pouvoir en organisant des élections truquées d’avance par l’achat de conscience non seulement des électeurs en majorité analphabètes, mais aussi de ceux qui organisent les élections. Quand ils ne sont pas purement et simplement des dignes représentants de groupements économiques et politiques étrangers qui font feu de tout bois à cet effet.
Marcus Boni Teiga
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Publié dans Economie

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E
<br /> Lapalissade, verbiage, plagiat, lieux communs. Si au moins la clarté du propos était étayée par une démonstration scientifique assise sur des statistiques, des faits irréfutables, des hypothèses<br /> confrontées à la contradiction, des proportions... Que neni, une fois de plus, un pseudo-érudit africain repète des âneries développées par les experts blancs du sous développement et de la mal<br /> gouvernance nègre. Bref des croyances, des annecdotes, aucun argument, aucune démosntration. En 1874, toute la population noire d'Afrique était estimée à moins de 100 000 000 d'individus. La<br /> mosquée de Tombouctou date du XVIe siècle; cet imposant édifice de sable (puisé dans le lit du fleuve Niger) et de bois résiste aux temps et aux intempéries; les bamiléké du Cameroun comme les<br /> tutsis et hutus du Rwanda ou du Burundi savent depuis des siècles immémoriaux domestiquer les flancs des colines et l'irrigation en zone montagneuse pour pratiquer l'agriculture montagneuse en<br /> terrasse, tous les peuples nègres de la côte ouest africaine de Free Town à Luanda voire plus loin ont su domestiquer la pomme de terre, le haricot, le manioc, le tabac et j'en passe (des plantes<br /> apportées sur leurs terres par les opérateurs du fameux commerce triangulaire), etc. On parle d'enseignement technique qu'on oppose à l'enseignement général avec la même stupidit qu'on continue<br /> encore à opposer recherche fondamentale et recherche appliquée...On parle de systèmes politiques immoraux,dictatoriaux, corrompus et de peuples idylliquement angélique, sans maîtriser les<br /> techniques du questionnement et de l'analyse sociologique, les sciences politiques et administratives, bref les sciences tout court avec les formidables capacités d'identification des solutions<br /> auxquelles nous invite l'abstraction mathématique (laquelle je tiens à le signaler n'a pas été découverte chez Hélène). J'aime ce blog parce qu'il me parait de rester en contact avec Abidjan. Bien<br /> que n'étant pas le décideur de sa ligne éditoriale, je souhaite que les faux prophètes de la renaissance africaine qui ne savent que mépriser l'homme noir avec des mots, des réflexions, des prismes<br /> de blancs n'y aient pas droits de cité. Si l'opération de meurtre spirituel de l'homme noir engagée depuis de longues decennies maintenant, pour ne pas dire quelques siècles n'était pas plus<br /> violente qu'elle ne l'est de nos jours, j'aurai tout au plus été agacé par ce type de contribution et aurait consenti à son auteur la suffisance que confère l'infinitésimale vaccuité de ce qu'on<br /> croit être un certain confort intéllectuel. Vous m'excuserez cependant de me mettre en colère parce que l'Afrique n'est ni une compilation de drames, ni une compilation d'échec, ni une compilation<br /> d'actes manqués. Dans tous les domaines de la connaissance humaine (depuis l'homme est apparu sur cette planète à l'heure où je tape ces mots) l'Afrique excelle et elle excellera toujours... Pour<br /> l'instant ses mérites ne sont pas visibles parce qu'elle subit une guerre d'agression dont les formes sont toujours plus perverses, plus insidieuses. Mais je constate malgré tout que cette Afrique<br /> que ses pseudos intellectuels villipendent est toujours là:personne n'est encore parvenu à l'effacer des cartes du monde. Que ceux donc qui manquent d'instruction s'instruisent, et que de même ceux<br /> qui veulent une Afrique, africaine dans ce monde multiple et beau et bon à vivre malgré l'inhumanité des blancs dépeinte comme le modèle de référence, apprennent à penser Afrique au lieu de nous<br /> bassiner avec des plagiats, des lieux communs, des croyances... Mettez vous à l'école, trop parler peut tuer.<br /> <br /> <br />
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