Côte d’ivoire : Détention arbitraire et décapitation du Fpi: Voici les prisons secrètes de Ouattara

Publié le par thruthway

Détention arbitraire et décapitation du Fpi: Voici les prisons secrètes de Ouattara

 

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Des pro-Gbagbo arrêtés

 

 

Alassane Dramane Ouattara n’est pas prêt à ouvrir un dialogue constructif et franc avec son opposition la plus significative. A savoir le Front populaire ivoirien (Fpi). Redoutant le parti créé par Laurent Gbagbo qu’il veut éviter alors que ses parrains extérieurs de la communauté internationale lui exigent des négociations avec le Fpi, Ouattara s’est inscrit dans une logique de terreur. En préparant, a-t-on appris de sources concordantes, l’arrestation des dirigeants actuels du Fpi qu’il considère comme constituant l’aile dure de cette formation politique. C’est visiblement, à son corps défendant, que Ouattara a accepté «le dialogue avec l’opposition» qu’exige la communauté internationale avant d’aider le pays comme il se doit. «Sinon il n’y adhère pas véritablement», soutient un cadre du Rdr.

 

Ne voulant pas opposer un refus catégorique à ceux qui l’ont porté au pouvoir, l’initiateur de la politique de «rattrapage» a opté pour l’affaiblissement du Fpi. Afin de contraindre ce parti à un dialogue de façade au cours duquel les personnes qui parleront au nom du Fpi ne seront pas capables d’être exigeantes ni de tenir tête au pouvoir. Pour ce faire, plusieurs sources informées soutiennent que l’actuel régime préparerait un plan qui vise à arrêter une bonne partie de l’équipe actuelle avec le patron de la Jfpi.

 

Toujours selon nos sources, pour tenter de détourner l’attention de la communauté internationale sur son refus de dialoguer avec le Fpi, Alassane Ouattara invite, via son parti, le Rdr, le Fpi à des débats biaisés sur les plateaux de la Rti. Comme ce fut le cas, pour le 11 avril 2012. Ainsi, en voyant des cadres du Fpi débattre, l’opinion internationale dirait que l’opposition a droit à la parole. «Ce sont, en fait, des moyens pour se détourner des vrais enjeux politiques afin de donner bonne impression et échapper aux critiques de l’extérieur», estime un politologue ivoirien qui a requis l’anonymat.

 

Des lieux de détention secrets comme sous Hitler

 

Depuis qu’il est porté au pouvoir dans les conditions catastrophiques que l’on sait, Alassane Dramane Ouattara bat le record des emprisonnements, enlèvements, tortures et tueries. La Direction de la surveillance du territoire (Dst) est devenue une police politique à la Gestapo hitlérienne. Des opposants, des avocats, des journalistes ainsi que des étudiants y subissent des interrogatoires parfois musclés. Certains croupissent encore dans les geôles de cette structure de la police. En toute illégalité.

 

Les méthodes qui ont cours sous Ouattara collent bien au nazisme ou au fascisme. La preuve, nos investigations nous ont permis de découvrir des logements privés où sont détenus, dans le plus grand secret, des citoyens ivoiriens arrêtés au motif qu’ils prépareraient des coups d’Etat contre le pouvoir Ouattara. Nos sources nous ont conduits, récemment, à un lieu situé derrière la Dst, non loin du Conseil constitutionnel. Dans la cour de la concession en question, nos sources indiquent que du matériel militaire y est entreposé.

 

Il y a un autre lieu de détention illégale dans la cité qui fait face à la petite entrée de l’Ecole de police. Dans cette cité, se trouve un bâtiment occupé par un Français où des personnes enlevées seraient conduites pour subir toutes sortes d’humiliations et de tortures afin de leur arracher des «aveux». Une troisième «prison» se situerait dans le périmètre de l’Hôtel communal de Cocody, non loin du Cepici.

 

La grande difficulté de Ouattara

 

Après avoir fait aux Ivoiriens des promesses mirobolantes, lors de la campagne présidentielle 2010, Ouattara se trouve actuellement confronté à de sérieux problèmes financiers et sociopolitiques. Qui exigent qu’il discute avec son opposition et abandonne la voie de la dictature pour emprunter, enfin, celle de la démocratie. Du coup, celui qui a été porté au pouvoir à coups de canon, réalise que la gestion d’un Etat n’est pas une partie de plaisir. Il se trouve pris au piège de ses propres promesses démagogiques. «Tant qu’il n’engage pas de discussion ni de dialogue vrai avec son opposition la plus significative, tous les décaissements annoncés tambours battant, resteront au stade de simples promesses. Si Ouattara ne dialogue pas avec le Fpi, il n’aura pas les aides financières qui lui ont été promises», affirme un diplomate africain en poste à Abidjan.

 

 

Source: Notre Voie

Publié dans Droit de l'homme

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KONE MAIMOUNA 17/04/2012 14:16


dramane pense que c'est facile de diriger un pays? C'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon. Il a tué les Ivoiriens (les vrais) pour rien du tout. son incompétence est là clair. qui dit
mieux? vraiment GBAGBO kafissa.